UT4M – Là ou la magie aurait dû opérer…

Mis en avant

Il y a deux ans je réalisais le challenge de courir le double de mon âge en km, soit 100 bornes, sur l’UT4M Master (UT4M – Master). J’avais adoré l’ambiance, l’organisation et les paysages alors pour cette année j’avais décidé de faire le 160 Challenge. L’idée est de parcourir les 4 massifs autour de Grenoble en 4 jours soit un total de 169 km pour 11 000 dm+ en passant par les massif du Vercors, d’Oisans, de Belledone et de la Chartreuse.

  • Jour 1 – Vercors
    Seyssin – Vif  – 40km et 2500 dm+
  • Jour 2 – Oisans
    Vif – Rioupéreux – 47km et 3500 dm+
  • Jour 3 – Belladone
    Rioupéreux – Saint Nazaire Les Eûmes – 40 km et 2500 dm+
  • Jour 4 – Chartreuse
    Saint Nazaire Les Eymes – Grenoble – 40 km et 2500 dm+

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Le profil de la course

Sur le papier ces distances et ces dénivelés sont connus et maîtrisés. Ils ne représentent pas de difficultés majeures pour mon niveau. Des efforts déjà réalisés sur des trails dans mon terrain de jeu des Alpes Maritimes sans jamais aucun problème physique ou de barrières horaires. Les parcours des jours 3 et 4 sont connus puisque que déjà empruntés lors de l’UT4M Master. La seule difficulté à mes yeux et ceux du coach, se sera l’enchaînement des 4 étapes et la gestion de la fatigue. Pendant 1 an l’accent sera donc mis sur la succession de sorties longues pour cumuler de la fatigue et s’habituer à relancer la machine à chaque fois.

Un an de préparation avec un peu moins de course à pied que les années précedentes mais plus de vélo et de natation pour travailler l’endurance.  Un grand merci d’aiileur à Cathy pour le prêt de son vélo.

C’est donc gonflé à bloc et impatient d’en découdre avec moi même que j’arrive sur Grenoble la veille du départ pour récupérer mon dossard et prendre possession de ma chambre dans ce qu’on appelle ici le refuge.

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Un super dossard, une chasuble textile imprimée

Le refuge est en réalité l’EPA 749 (Ecole des Pupilles de l’Air), le seul lycée-collège de l’Armée de l’Air. Il nous servira de camps de base pour dormir, prendre nos petits déjeuners et nos dîners. Un sytème de navette de bus nous conduit aux différents points de départ chaque matin et nous ramène tous les soirs. En dehors du respect des horaires je n’ai rien à gérer, juste prendre soin de moi et du matos.  Nous sommes 4 par chambre et nous partageons une douche, des toilettes et 2 lavabos. C’est simple, propre et en bon état. Il fait juste très très chaud dans la chambre que je partage avec un belge, un parisien et un lyonnais. Pas de grosse affinité avec la chambrée mais on est pas là pour çà. Je me rend compte que j’ai oublié mes lentilles de vues. Pas très grave, il s’agit de journalière et entre celle que je garde dans la voiture, la trousse de toilette, la trousse de secours et les affaires de sport j’ai le compte pour 4 jours et au pire j’ai les lunettes de vue.

Jeudi 23 Juillet
Le réveil sonne à 4h30 pour un petit déjeuner à 5h00 et un départ de la navette à 6h00. Tout juste 5 heures de sommeil car mes copains de chambre sont loin d’être aussi organisé que moi. Même avec les bouchons d’oreilles et le masque de sommeil difficile de s’endormir avant eux. Ils passent leur temps à chercher leur affaires et à faire et à défaire leurs sacs.
Le départ est donné à 8 heures dans une ambiance de fou, 1500 coureurs sur la ligne de départ çà fait du bruit et çà vous donne des ailes sauf que là rien, nada!
IMG_7805IMG_7807Je ne me formalise pas plus que çà. Une fois qu’on aura quitté la ville et que l’on commencera à grimper les chemins du Vercors çà devrait aller mieux. Les paysages aideront. Je gère mon train et mon rythme cardio pour te ma taper dans les réserves mais surtout éviter de faire trop monter le niveau d’acide lactique pour limiter les problèmes musculaires le lendemain. Les 1er kilomètres passent mais les paysages ne sont pas top et l’envie de courir n’est toujours pas là. Je lutte pour ne pas arrêter. Je cours un bon petit moment en charmante compagnie, une jeune femme qui a travaillé quelques temps dans les Alpes Maritimes et qui fait partie d’un groupe sur FB (OFFTrail06) dans lequel je suis aussi et qui vient de Marseille. Elle finit par partir, elle visse 1h30 à 2 heures de moins que mes prévisions. En dehors de çà je m’ennuie et le temps ne s’écoule pas bien vite. Je lutte pour ne pas regarder la montre toutes les 30 secondes.

Premier ravito en vue…mais avant il faut remonter l’ancien tremplin de ski olympique par les escaliers pour refaire les niveau en eau… car il fait très très chaud. On avale un peu de gras jambon et fromage et tout çà en moins de 5minutes. J’ai une heure d’avance sur la barrière, tous les voyants sont au vert mais l’envie n’est toujours pas là.

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Triste spectacle – La nature reprend ses droits – La piste de saut à ski disparaîtra tôt ou tard

Un dernier petit raidillon et on plonge vers le deuxième ravito à la station de ski de La Sierre (Lans en Vercors). Huit minutes d’arrêt pour refaire les niveaux, se ravitailler et prendre une douche fraîche… Juste un coup de jet d’eau sur la tête et les bras. J’ai encore gagné 20 minutes de mieux sur la barrière horaire, 1h20 d’avance je devrais être content mais rien n’y fait, je n’arrive toujours pas à me faire plaisir. Allez courage, on part pour atteindre le point culminant du jour, le pic St Michel. Le point de vue est juste incroyable, et sera la seule satisfaction du jour. C’est maigre!

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Panorama sur le Pic St Michel

Je gère bien la course car je double et personne ne me colle au train dans les montées. Dans ces parois calcaires il fait très chaud…et certains annoncent qu’ils sont déjà presque en manque d’eau… quelques coureurs en perdition sur les bords du chemin. Comme je le dis souvent mes anti-séches me permettent de gérer et d’optimiser mes efforts, mon alimentation et mon hydratation, j’évite d’être trop dans le dure et d’être en perdition comme ces coureurs rencontrés… Ces topos sont faites sur le site topodetrail.com

Allez on plonge vers le dernier ravito, direction Saint Paul de Varces et la place de l’église. Quinze minutes d’arrêt! On refait tous les niveaux, sur 10 km j’ai bu quasiment la totalité de mes réserves en eaux soit 2.2 litres sur 2.5. Comme j’ai une petite avance je profite de l’eau très fraîche de la fontaine pour faire descendre la température des pieds et des mollets en me mettant mes jambes quelques minutes dans le bassin.

IMG_7816En route pour la dernière difficulté du jour, la montagne d’Uriol avant de glisser vers l’arrivée à Vif.
Contrat rempli. Une heure 50 min d’avance sur la barrière horaire, un cardio moyen à 140. Comme à mon habitude je la joue tracteur du début à la fin et çà gagne. Le seul hic c’est ce manque de plaisir et d’envie que je ne m’explique pas. Mais comme on dit chaque jour suffit sa peine.

De retour au refuge et durant le dîner, on fait fait le point sur le run du jour avec d’autres coureurs et on se projette pour le lendemain. Le hic de la 2ème course est que l’on va courir 10 km de plus avec 1 000m de dénivelé supplémentaire pour une heure de course additionnelle seulement. Sur le papier çà passe: j’ai fini avec 1h50 d’avance et il y a une heure de course supplémentaire, soit 2h50 pour 3km et 1 000 dm+ de plus, ça doit le faire. Juste mais çà passe. Une séance de cryo dans une piscine d’eau très froide, un petit massage du dos et extinction des feux à 21h30. Il n’y a pas d’air et il fait horriblement chaud dans la chambre, en plus un gros ronfleur dans le dortoir perturbe le silence de la nuit malgré les bouchons d’oreilles. Je dors de 21h30 jusqu’à minuit et ensuite je fais la crêpe jusqu’à 2 heures 30 du matin…

Vendredi 24 Juillet
Réveil à 3h30, petit déjeuner à 3h45 et départ navette à 4h45 pour rejoindre Vif, çà pique les yeux. Les jambes vont bien, elles sont légères, sans douleurs, souples et répondent présentes. La gestion et le rythme de la course d’hier y sont pour beaucoup.

La navette part sous la pluie et les éclairs déchirent le ciel… çà ne présage rien de bon. On arrive dans le gymnase de Vif 1h40 avant le départ. J’en profite pour effectuer un micro sommeil avant de faire contrôler mon sac et la puce de course… Je ne sais pas si c’est le manque de sommeil, la conduite du chauffeur de bus, ma micro sieste, mon petit déjeuner, le stress où la pression mais j’ai l’estomac un peu en vrac… Ma femme m’appelle pour me souhaiter un bon anniversaire et m’encourager, enfin un truc positif!

Programme du jour, c’est facile! Un profil montant sur les 30 premiers kilomètres, une descente, un bon tape cul et une très grosse descente finale de 7 km. On va en prendre plein les jambes. C’est sous un ciel qui finalement se dégage que nous prenons le départ à 7h00.

La fraîcheur matinale me fait vite oublier les yoyos de mon estomac. Deux petites bosses et en route pour un bon 900 dm+ sur 5 kilomètres. Un mini KV qui monte tout droit dans la forêt. Je débranche le cerveau car les coureurs du 40 km kilomètres nous ont rattrapé. Il me passe par vague. Je m’isole dans ma bulle jusqu’au premier ravito et j’essaie de limiter la casse. Je ne prend toujours aucun plaisir et je lutte pour oublier qu’il me reste encore de nombreuse heures de course.

J’arrive sur Laffrey pour le premier ravito. Je me fait pointer et on m’annonce après seulement 14km que l’histoire s’arrêterait là. Je réfute la décision et j’obtiens gain de cause. J’ai en réalité 10 min d’avance sur la barrière. Le prochain ravito est dans 12 km et il y a un peu plus de 500 dm+, allez on serre les dents et on essaie d’allonger la foulée. On est dans la forêt et je suis dans le brouillard. Je fais attention de ne pas me perdre, heureusement les organisateurs sont les champions du balisage. Il fait froid et humide et à certains passages on ne voit pas à deux mètres. Nous sommes 4 à être repartis ensemble du dernier ravito, le dernier carré de course, 3 du challenge et un du 40km. Il n’y a que quelques mètres qui nous séparent mais on ne se voit plus tellement le brouillard est épais. Je suis dans le dur et le moral est au plus bas. Je lutte pour continuer à trottiner. Je me fait peur en pensant qu’un coureur me rattrape, mais c’est juste le bruit des balises dans les arbres ou sur leurs supports dans le sol. Je décide de raccourcir mes intervalles de prises de sucres pour essayer de gagner en lucidité.

Enfin le ravito de La Morte, je me fais biper par les bénévoles, je pense que je suis dans les temps, mais en entrant dans la salle du gîte le chef de poste me fait comprendre l’inverse, il manquerait 2 min. Le coureur devant moi, un suisse au prénom de Kevin serait déjà lui aussi déjà hors course. Le belge qui était avec lui décide d’arrêter là! Le chef de poste se nomme Manuel comme moi. On en plaisante et il me dit « allez si le PC course n’appelle pas pour me demander si j’ai des coureurs avant que vous soyez reparti, ce sera bon, vous pourrez tous continuer ». Un certain Stéphane nous a rejoint. Je fais un stop de presque 15 minutes avec soupe vermicelle, thé et remplissage d’un bidon d’eau. J’avale quelques morceaux de fromage et de jambon. Le dernier carré de 4 coureurs part du ravito avec le feu vert de Manuel et les encouragements de toute son équipe. Merci à eux!

C’est parti pour un KV, on passera de 1338 à 2338 m d’altitude en 5 petits kilomètres. Je ferme la marche et laisse partir mes compagnons d’aventure qui partent à mon goût un peu vite. Certainement l’euphorie après un bon ravito, je connais et je ne tomberais pas dans ce piège.

Après 45 minutes d’ascension Manuel et son groupe de bénévole sont déjà dans mes talons. Ils sécurisent le balisage du tronçon pour les coureurs de l’UT4M extrem qui sont attendus dans ce passage pour 3 heures de matin. Le moral en prend un coup! Avec l’altitude le brouillard se dissipe et la vue est magnifique, mais je ne suis toujours pas dans la course.

Avec l’altitude, deux de mes trois compagnons d’infortune finissent par exploser et je recolle au train pour au final décider de passer devant eux et arriver au sommet avec 5 minutes d’avance d’après les pointeurs. A 2338 m au Pas de La Vache il ne fait que 8 degrés! Le vent semble encore plus froid! C’est à ce moment là que le coach m’envoi des textos et m’appelle, avec la fatigue et l’altitude je crois que je l’envois sur les roses.

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Le ravito est tout en bas le long de la route sur la droite

Maintenant on lâche les freins pour descendre vers le prochain ravito au lac du Poursollet. A quelques kilomètres du ravito et après une descente bien cassante et glissante Manuel et son équipe refond la jonction. Je suis toujours avec Kevin et Stéphane qui apparement descendent plus vite qui moi. Ils ont regagné les 5 minutes que j’avais au sommet…

Manuel nous annonce qu’il reste 3 km avant le ravito et que la barrière horaire restera ouverte 30 minutes de plus, mon cadeau d’anniversaire! Nous avons jusqu’à 17h30 pour passer. Il nous reste un bon 25 minutes pour nous faire pointer. Même si je n’ai toujours pas plus envie que çà, cette nouvelle me rebooste un peu. Je porte une attaque et je lâche le groupe. Contrairement à ce que Manuel a annoncé ce n’est pas que de la descente. Le profil général est bien descendant mais il y a de bons et jolis tape culs tout le long.  J’allonge et je relance le plus possible. J’arrive à 17h34… Trop tard le chef de poste à déjà fermé la barrière et elle sonnera la fin de mon aventure sur l’UT4M Challenge.

Contrairement à ce qu’annoncent les organisateurs cette édition n’aura pas été pour moi « là ou la magie se produit ». Je n’ai jamais éprouvé le moindre plaisir. Lassitude et ennui sont les mots qui pourrait qualifier ce run de 2 jours. Je n’ai jamais trouvé le plaisir de courir et c’est presque avec joie et plaisir que j’accepte la décision du PC course qui me neutralise.

Un bénévole nous conduira jusqu’a l’arrivée et il ne me restera plus qu’à plier bagage et rentrer à la maison. Il me reste maintenant à comprendre pourquoi l’envie, le plaisir et la motivation n’étaient pas au rendez-vous de cette course! Une succession de petites contrariétés (lentilles, chambrée, constipation, pas de boisson fraîche le soir, chaleur dans la chambre, gros ronfleur…) est pour le moment le seul début d’explication. On débriefera avec Alex le coach! Il faut apprendre de ses échecs pour mieux repartir.

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La trace de ce qui a été couru

 

 

 

 

 

On aime…ou pas!

En ce qui me concerne j’adore!
Mais de quoi parle-t-on?

De la XTalon 210 d’Inov8.

Impression générale
Une fois le flash visuel du jaune fluo passé à l’ouverture de la boîte, la chaussure surprend par son côté très élancé. Elle vous inspire naturellement la performance.
La chaussure est très souple et se déforme facilement dans tous les sens, la proprioception n’a qu’à bien se tenir !
La première impression est que l’ensemble va donner un excellent maintien du pied et que la liaison au sol va être brutal.

Construction
La tige, la claque, le bout, le contrefort et la languette sont entièrement en tissu alvéolé et respirant (mesh). La chaleur devrait être parfaitement évacuée et le pied respirer parfaitement bien. Lors de passage en flaques la chaussure devrait évacuer rapidement le surplus d’eau et éviter que la chaussure ne s’alourdisse de trop.

La semelle
Quand on met la chaussure sur le dos on découvre une semelle très agressive. Les crampons d’une hauteur de 8mm offriront je pense une propulsion très efficace en montée, en descente.
La semelle de la XTalon 210 intègre la Meta-Flex. Ce sillon de flexion naturel localisé sous l’arche antérieure de l’avant pied permet à la semelle de se plier complètement. En monté ou en attaque sur l‘avant du pied cela permet un grip extraordinaire et pouvoir ainsi parfaitement griffer le sol… fini le patinage. Vous êtes comme scotché au sol !

La languette et le laçage
La languette n’est trop épaisse, juste ce qu’il faut apporter confort et protection sur le coup de pied sans jamais avoir la sensation de compression liée à une surépaisseur trop importante ou encore sentir la pression du lacet.
La languette est reliée à la tige par deux soufflets qui empêchent les débris de pénétrer dans la chaussure.  Ils assurent aussi le centrage de la languette sur le coup de pied, fini les languette qui partent sur le côté.
Pour peu que vous fassiez un lace lock (clé de talon – Bien lacer ses chaussures)  avec vos lacets le maintien du pied est juste incroyable. Il fait corps avec la chaussure sans jamais avoir l’impression d’être coincé ou comprimé.
Le seul petit hic alors est que le lacet est un peu court. Impossible de faire un double nœud.

Une fois dedans
Quel confort! La Xtalon 210G est accueillante, le pied glisse librement et se loge parfaitement bien, aucune sensation de gêne. On ne ressent pas la moindre zone de compression.  Les orteils grâce à une large toe-box sont tous parfaitement à plat. Ils bougent librement, un p’tit coup sur la pointe des pieds… wahou l’attaque bout de pied risque d’être brutale.

Le contrefort est à peine renforcé, il ne semble n’y avoir aucun insert contrairement à de nombreuses autres chaussures. Il donc très souple et ne présente aucune couture, à mon avis un gros plus en matière de confort sur des distances un peu longue. Avec un lace lock (clé de talon) le contrefort restera parfaitement en place et s’adaptera parfaitement à la forme du talon. Il restera au contact du talon ce qui devrait éviter les ampoules.

Premières sensations
Voilà, mes pieds ont leur nouveau jouet. Ils se sont pour le moment amusés avec les X Talon 210 sur 2 runs. Une sortie de 2 heures 30 dans le Baou de St Jeannet (Alpes Martimes) après une bonne pluie la veille et une sortie d’une heure sous des trompes d’eau.

Les sensations sont très bonnes. La X Talon 210 est précise et ne se dérobe pas. On se sent en confiance, peut-être un peu. J’en garde sous le pied, je ne suis pas encore sûr de ma cheville et de sa triple fracture. Quand psychologiquement je serai libéré, je suis convaincu que la X-Talon 210 est une arme redouble en descente et sur terrain gras voir détrempé.

La semelle fait des merveilles. Difficille dans des flaques de plusieurs centimètres de profondeur de savoir ce que l’on va trouver sous ses pieds. Même si on est 8 mm au dessus, croyez moi on ressent tout ce qui se passe sous nos pieds.

Même complètement gorgé d’eau la X Talon maintien parfaitement le pied. Les matériaux restent en place et ne se déforment pas. Comme imaginé, le drainage est parfait et la chaussure ne s’alourdie pas.

Pour le moment c’est un sans faute ! Encore un modèle pour lequel je ne suis pas déçu.

UTCAM 2017, ça veut (toujours) pas…

Un an de préparation, à faire du dénivelé, du vélo, du renforcement musculaire, une diète… une véritable obsession. L’idée était de mettre toutes les chances de mon côté. Même le parcours avait été reconnu. Mais le sort et les éléments en ont décidé autrement.

Vendredi ma femme nous emmène sur le départ et nous dépose à l’Aire St Michel à Nice. Nous sommes à 2 heures du départ. On récupère Gronin et sa copine Cha Chou. On se trouve un petit coin ombragé tranquille. j’en profite pour me refaire une projection mentale de la course et passer en revue tous mes ancrages (technique PNL), je fait le point de ma boîte à outil, tous les voyants sont au vert.

A H – 30 minutes on lève le camp pour se positionner dans le sas de départ. L’ensemble des trailers restent à l’ombre, il est 17h et il fait une chaleur de fou. Le commentateur nous promet un départ à l’heure de demande à tous de rejoindre la ligne de départ.

17h01! Nous sommes enfin libéré! C’est parti pour 145 km et 10 000dm+. Dans mon esprit, celui de sanglier et de Gronin çà ne fait aucun toute, on sera à St Martin de Vésubie. Entre 35 et 40 heures pour eux , 45 et 48 heures pour moi. Nous sommes juste un peu plus de 600 sur la ligne de départ alors forcément çà piétine un peu.

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Il fait chaud, très chaud! Les premiers lèvent énormément de poussière. Difficile de trouver le bon rythme. Direction le mont chauve! Je suis bien calé dans un peloton juste derrière Christophe qui à retrouvé son voisin et Gronin. Je les ai en visu; Tout semble sous contrôle. Le cardio est monté un peu haut, alors j’essaie de réduire le rythme sans trop perdre de vitesse. Impossible! Il restera quasi à 170 bpm sur les 3 premières heures  avec des pics à 180.  Je mets çà sur le compte de la chaleur… je pense surtout à bien m’hydrater. On a tout le temps de faire redescendre le cardio moyen.

On arrive assez vite sur Tourette Levens. Deux petites minutes de stop histoire de remplir le bidon et de se mettre la tête sous le filet d’eau de la fontaine pour essayer de faire baiser la température. Je ne prend rien d’autre sur le ravito. L’estomac n’est pas au mieux de sa forme, un kilomètre avant le ravito un état nauséeux semblait vouloir s’installer. Je croise Cha Chou qui a eu la gentillesse de m’attendre et m’annonce que les affreux sont devant à 5 minutes. Bonne nouvelle!

C’est parti pour un petit 300d+ pour rejoindre les ruines de Chateauneuf. L’estomac va de moins en moins bien. Les ancrages et ma boites à outil n’empêcheront pas un premier vomito, juste une bonne gestion de la situation. Le mental fonctionne à 200%, la tête est en pleine ébullition au propre comme au figuré. Passer la barrière horaire, ne pas se faire retoquer au même endroit qu’il y a 2 ans; çà passe à 15 minutes prêt. Cha Chou est encore là et me dit qu’elle commençait à s’inquiéter et me lâche « t’abandonnes? » Heu non je continu! Je recharge en eau, la poche et le bidon car là on part pour 15 bornes sans rien, je sorts les mitaines et la frontale, j’avale un thé chaud et un bout de banane histoire de remettre quelque chose dans l’estomac le tout en 6 minutes.

Je repart seul et après 15 minutes je suis dans les talons d’un coureur qui commence a me parler de ses misères. Je supporte pas surtout quand moi aussi je suis pas au mieux de ma forme. Il me soule alors comme il y a un léger mieux, j’allonge le pas. J’en profiterais un peu plus pour manger une barre histoire d’avoir un peu d’énergie car avant de plonger sur le ravito de Levens il faut passer le Mont Férion. Il est 23h, je passe à 1400m et je pète de chaud. J’aurais laissé un souvenir sur une grosse dalle en ciment. L’estomac ne va vraiment pas mieux et surtout  il est de nouveau vide. Le plus inquiétant est que dès que je mets quelque chose dans la bouche les nausées et les contractions d’estomac arrivent à vitesse grand V. Déjà presque 5 heures que je me bat avec mon corps. La descente sur Levens est un enfer. Mon moteur? La barrière horaire. Si je garde ce petit rythme, j’arriverais avec 30 minutes avant la barrière. Douze minutes d’arrêt, un petit gobelet de coca, de sirop de menthe avec de l’eau gazeuse, du jambon et du fromage, des piles neuves dans la frontale et les niveaux re-faient. Merci à l’assistance Alex/ Krist Off. On échange quelques conseils  avec le coach, le Sanglier et Olivier M mon ostéo. Je découvre que le Sanglier à été contraint à l’abandon sur blessure, une histoire de mollet.

Je repart tout doux, le but garder dans l’estomac ce que je viens d’avaler. Je part pour 13 bornes pour rejoindre Utelle. La descente sur La Vésubie se mange sans trop d’encombre. Le timing me semble bon. Je devrais pouvoir conserver la demi heure d’avance sur la barrière horaire d’Utelle, tout faire pour repartir avant 5h15! On se reposera à Roquebilière!

Bon là il va falloir puiser profond, c’est parti pour quasi 1000dm+ jusqu’à la Madonne d’Utelle. Il fait toujours aussi chaud, j’ai impression d’être une vrai pompe à chaleur! Les 7 km de montée sont un enfer. Pas un souffle d’air et l’estomac me refait des misères. J’ai tout essayé, gels, barres, réglisse. Solide, liquide, sucré, salé, rien ne reste dans mon estomac, seul l’eau semble de pas générer de vomissements, juste des éructations très sonores, certainement audible dans tous le massif. Au moins, je ne risque pas de me déshydrater mais au niveau énergie c’est pas le pied. Je débranche: un pied c’est un pas un pas c’est un pied. Après 3 heures d’un véritable combat avec moi même pour continuer à avancer, je passe enfin le sommet! Je suis tellement pas lucide que je ne vois même pas la voiture d’Alex alors que je passe à 50cm d’eux! Dedans le coach et le sanglier se reposent et je suis à l’agonie!

Ahhhh enfin de l’air frais. Il est 4 heures du matin, ce que je cherche depuis 11 heures d’effort est enfin là. Il fait presque froid. Je savoure ce moment. Allez 3km et 300dm-, çà va bien se manger…sauf que l’estomac est vide et que les jambes sont un peu raides. Je n’ai jamais utilisé autant les bâtons pour descendre. Il reste 1.5 km peut être deux lorsque j’entend les cloches d’Utelle sonner 5 heures. 15 minutes c’est encore jouable…  Le plan dans ma tête: je passe le chronométrage et je fais demi tour pour ensuite ravitailler tranquillement. Je serres les dents, le mentale est à 400 %, la douleur? Je me bats avec elle depuis bientôt 10 heures et elle devrait avoir compris qu’à ce stade pour moi ce n’est plus qu’une info comme une autre. Enfin la place du village et son chapiteau. Un peu de musique, j’allonge autant que je peux. Je ne le sais pas encore, mais la machine de chronométrage a été débranché à 5h15 précise comme le stipule le règlement… Il me manque 17 minutes et le ravito est en train d’être démonté. Ces 13 bornes m’auront fait perdre la maigre avance que j’avais et j’aurais en plus perdu 17 minutes. Mes rêves de rejoindre Roquebillière s’envolent. L’histoire s’arrête là sur la place d’Utelle!

Une belle prise d’expérience et malgré les douleurs il y a pleins de chouettes souvenirs même si le goût principale est souffrance. Depuis 6 ans que je fais du trail, c’est le plus gros et long combat avec moi même que j’ai jamais mené sur une épreuve, et çà c’est une grosse victoire. J’ai encore beaucoup appris de ce que l’on peut faire avec un corps défaillant et un bon mental! Reste à identifier ce qui m’a rendu malade…

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L’effet Herbalife…

Lors d’une séance chez mon kiné préféré, j’ai nommé mon ami Dani de physionice qui assure mes récupérations musculaires, je rencontre un autre ami: Patoche. Un miraculé d’un grave accident de vélo. Il me dit tenir une forme de fou avec une pêche d’enfer et au top de sa forme depuis qu’il a commencé une diète. On échange sur la chose et me conseil de me renseigner sur Herbalife.

Je fais une rapide recherche internet et je découvre qu’il s’agit de complément alimentaire et que de nombreux sportifs semblent utiliser leurs produits. Impossible de faire un choix sur les différentes options proposées. Je contacte Patoche pour discuter avec lui des produits qu’il consomme, il me recommande de me rapprocher de Christophe D.

Nous prenons rendez-vous et je le rencontre au Dry Club. Christophe me présente Herbalife et sa philosophie et nous faisons un petit bilan de qui je suis, de ce que je fais , de ce que je souhaite faire et quels sont mes objectifs.

La période n’est pas forcément des plus favorable pour lancer un  programme nutritionnel. En effet, je viens de démarrer une diète en vue de l’UTCAM à la fin Août. On ne va pas tout chambouler à quelques semaines du départ. L’idée est tout de même d’arriver avec un maximum d’énergie et perdre quelques kilo. Après un bilan portant sur le poids, la taille, l’IMC, la masse osseuse, la masse musculaire, et le niveau d’activité on établie un premier programme.

Au petit déjeuner un smooothie, à 10h00 quelques fruits secs. Pour le déjeuner une barre et à 16h00 de nouveau quelques fruits secs. Enfin le soir légumes et protéine. Afin d’assurer une bonne hydratation, je dois tout au long de la journée boire un litre 1/2 de « thé ». Une boisson à base d’aloé vera et de thé.

Cela fait une semaine que j’ai commencé que déjà les curseurs se déplacent dans le bon sens. Je ne manquerais pas de vous tenir informé de l’évolution des choses.

 

Projection mentale

Comme pour l’UT4M en 2016, je travaille la projection mentale. J’applique ce que je maîtrise parfaitement en plongée sous marine et en analyse de risque: le « Do It Right » et le « What If ». L’idée est de se projeter en imaginant différents scénarii de course avec des variables comme le chaud, le froid, le sec, le mouillé, le vent, le brouillard. J’ai même fait des projections avec des chutes et des blessures.

Les techniques de PNL (Programmation Neuro Linguistique) m’aide à développer une boîte à outil et surtout à la remplir au maximum. La PNL nous aide à développer des comportements de réussite en nous apprenant à mobiliser nos ressources et à utiliser nos sens. Il me faut avant la course faire le plein de choses positives. Les peurs et les pensées négatives risquent d’alimenter le stress lors de la course. Elles doivent rester en dehors de mes schémas le plus possible car en leur laissant trop de place, elles risquent de m’envahir et de potentiellement anéantir la prépa physique. Tout ce travail de projection et d’encrage (vue, odorat, goût, ouïe, toucher) me permettent de mieux accepter mes peurs et ainsi autoriser mon esprit à conserver une attitude positive.

A l’aide du road book coureur, des cartes IGN, de la topo et de la vidéo3D de la course UTCAM 2017,  j’essais de me projeter dans la course depuis le départ jusqu’à l’arrivée. En complément les quelques reconnaissances déjà faites m’aident à construire une image mentale la plus précise de la course.

C’est un peu comme un puzzle, l’idée est de visualiser avant le jour J toutes les options possibles, mais comme il n’est possible de tout passer en revue, il faut voir les combinaisons qui marchent et qui pourront aboutir à une solution. Les pièces qui s’assemblent et qui permettent de construire une solution. Le travail ayant été préparé en amont le jour de la course, il ne faudra que très peu d’énergie au cerveau pour élaborer un plan de sortie de crise. C’est ma fameuse boîte à outil!

 

 

C’est pour bientôt…

Je savais que cette date allait arriver vite…mais à ce point là non! J’étais à peine sortit de la récupération de l’UT4M, il y a à peine un an que je repiquais au truc. Je ne remerciais jamais assez le sanglier d’avoir fait monter les enchères. Je n’ai rein vu venir que déjà il ne reste qu’un mois.

A 4 semaines du départ plus question de faire du volume, les dès sont jetés. Mais c’est comme quand on part en vacance, on a cette impression qu’on a oublié de faire quelque chose. Il y a comme un petit doute qui s’installe même si sur la papier le volume d’entraînement est plus important que l’année dernière. Je pense que l’équilibre boulot, vie de famille et entraînement a été bien géré.

Sur les 4 semaines qui restent il y en a 3 de congés, on va donc en profiter pour faire quelques sorties en mode randos sportives longues mais en état hypoglycémie histoire de faire comprendre au corps qu’il faut aller chercher les lipides, vive le sans sucre!

On mettra au profit ces quelques jours pour tester les nouvelles pièces d’équipement et s’acclimater à la chaleur et à l’altitude et se reposer.

Et tout comme pour l’UT4M, on peaufinera la projection mentale sur la course. Cela viendra en complément des éléments déjà ancrés sur la deuxième moitié du parcours lors des reconnaissances avec le sanglier.

Il ne restera plus alors qu’à parler stratégie de course avec le coach car celle là elle risque d’être longue…et il va falloir gérer quelques 12 barrières horaires!

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L’heure du bilan…

Quelques jours après Pâque (Pâques avec un peu de retard…) je recevais de la part d’Amer France, le distributeur de Suunto, une Spartan Ultra. Je savais que ce jour devais arriver et que je devrais alors me séparer de ce produit. Il est donc temps de faire le bilan de ce produit que je porte au quotidien et que j’ai largement utilisé lors de mes entrainements pour l’UTCAM.

Merci à Franck d’Amers pour sa confiance!

Ce produit haut de gamme, sait mettre en avant dès les premières minutes d’utilisations de vraies différences avec la Ambit (Spartan, prise en main et déjà quelques différences…). Attention il ne faut considérer la Spartan Ultra comme la remplaçante de la Ambit 3 Peak, ou sinon vous risquez d’être déçu!  N’essayez pas de comparer ces deux produits.

Le point fort de la Spartan reste et restera pour moi son écran couleur tactile – l’écran de la Spartan. Mais il est aussi son point faible. Jamais je n’ai pu obtenir les belles couleurs de l’écran telles que l’on peut les voir sur toutes les photos officielles de la Spartan. La réalité est tout autre. Les coloris qui s’affichent sont fades et manquent de vitalités.  Cela peut paraitre paradoxale mais les plus belles couleurs et les plus beaux contrastes que j’ai pu obtenir étaient lorsque l’écran était en plein soleil. L’autre revers de la médaille si vous faites des sorties longues sans avoir la possibilité de recharger est l’autonomie il ne faudra pas excéder les 12 à 13 heures d’utilisation. Si vous utilisez une trace, il ne faudra pas compter faire plus de 8 à 9 heures de sortie.

Je fais fi des histoires d’autonomie sur des utilisations un peu extrême. Cette utilisation un peu particulière est le terrain de jeu de l’Ambit. Ce qui est indéniable c’est la lisibilité de l’écran  De jour comme de nuit, la netteté et la lisibilité des informations affichées est juste bluffante! Un confort de lecture que je n’avais encore jamais rencontré et dont j’aimerais bénéficier sur l’Ambit sans pour autant avoir la couleur…bénéficier de la même surface d’affichage serait déjà un vrai plus. Quand on revient sur l’Ambit, son écran semble ridiculement petit alors que le diamètre extérieur est le même que celui de la Spartan!

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L’écran tactile est performant même avec les doigts détrempés de sueur. La limite de navigation tactile est sous des trombes d’eau, sous une douche çà fonctionne encore! L’écran tactile est même encore fonctionnel avec des gants. Un très bel exploit qu’il me semble important de souligner. Par contre si vous êtes un psycho rigide des écrans propres, il va valoir passer son chemin ou garder à porté e de main une chiffonnette micro fibre et passer son temps à essuyer!

Un truc qui serait sympa, c’est de conserver la possibilité de naviguer dans les différents écrans. En effet, si vous verrouillez l’écran, il restera figé sur celui sur lequel il se trouve. Impossible de visualiser autre chose. Un peu dommage de devoir déverrouiller pour contrôler d’autres informations. Le hic est que si vous oubliez de re-verouiller vous risquez de mettre en pause voir carrément de stopper l’enregistrement. Le gag m’est arrivé 2 ou 3 fois! Toujours un peu rageant de ne pas avoir toutes les data de sa sortie.

+
Qualité de l’écran
Look
Intégration de l’antenne GPS

vitesse d’accroche des satellites (GPS & GLONASS)
facilité d’utilisation
Qualité du 
bracelet 


Autonomie
Temps de synchronisation
Couleurs fades

En résumé, la Spartan ultra est destinée à tous ceux qui font plusieurs activités physiques et qui souhaitent analyser et trier les données enregistrées. Pour les fondus de sorties longues il va falloir passer son chemin!

Vous trouverez aussi un excellent compte rendu de la Spartan sur le blog de l’ami Johan « Dose de Trail » – Test Spartan – Dose de Trail.

 

 

Valberg, dernier de la série…

Dans le cadre de ma préparation pour l’UTCAM, le coach m’avait demandé de faire un bloc. Durant 4 semaines je devais manger du dénivelé, l’équivalent de 2000 dm+ par semaine pour arriver à un total de 8000 dans le mois.

Le mois de Juin a été riche en meetings et séminaires professionnels mais l’objectif est atteint : 9854 dm+ en quatre semaines! Mais pour boucler il a fallu faire Varberg! J’avais fait cette course l’année dernière en vue de l’UT4M et j’avais pas mal souffert (Varberg 2016). C’est donc un peu à reculons que j’y suis allé, mais bon ils annonçaient un nouveau parcours alors pourquoi pas. Cette année personne n’était vraiment décidé à venir, alors çà sera solo du début à la fin.

Ces derniers temps, j’ai pris l’habitude de dormir à la belle étoile, mais là le temps en a décidé autrement. J’arrive sur Valberg  en fin de soirée et il pleut. Le camps de base sera le coffre de la voiture qui par chance est un break.

Je ne tarde pas à tomber dans les bras de Morphée. Heureusement car demain le réveil sonnera à 5h00. Au levé, il fait un petit 7 degrés. J’avale un café, je me prépare et je vais cherche mon dossard. Je porterais un numéro palindrome: 515! Le fond de l’air est bien frais. Je discute quelques instants avec le voisin du sanglier, un certain Christophe W. Je profite de l’occasion car je sais qu’une fois le départ donné je ne le reverrais plus.

6h30 c’est le décompte puis le départ. C’est parti pour 47 km et 2800 dm+. La course est ouverte par des motos suivi par 116 coureurs. Sylvain Camus du Team Garmin ouvre la danse et impose dès le début son rythme. C’est parti pour 2 km de descente, çà emballe. Pour le moment tout va bien, je me cale dans le dernier tiers du peloton. Les 400 dm+ de la Tête du Garnier sont bien avalé, le groupe avec lequel je suis adopte une allure qui me convient bien. On part pour 5 kilomètres de descente, même si çà accélère un peu je maintiens le rythme du groupe mais ce dernier décide d’augmenter la cadence. Je laisse partir, je n’oublie pas que les dernières semaines ont été bien chargé et que j’ai bien tapé dans les réserves. Le but est de terminer et surtout ne pas se blesser. Le 1er ravito est déjà devant moi mais je continu sans m’arrêter afin de démarrer l’ascension de la Tête du Pierrot. Le terrain est bien dégagé, personne derrière? Si je sais qu’il y a encore du monde mais il semble que j’ai creusé un peu l’écart.

C’est parti pour quasi 10 km de descente avec quelques petits tape culs. Les premiers signes de fatigue arrivent avec son lots de fautes d’inattentions. Les appuis sont moins sûr et pan c’est la chute. Rien de méchant on est sur une dominante d’herbe mais le gras du mollet tape fort et restera douloureux jusqu’à l’arrivée. On arrive sur le Col de la Couilole avec un petit ravito en eau, on refait les niveaux et on repart en direction de la barrière horaire, 25ème kilomètre avant midi! Je réalise que depuis le 1er ravito je suis seul, pas grave, j’aime bien.

J’arrive avec une grosse heure d’avance sur la barrière, je me pose 2 minutes et je discute avec un père et son fils qui m’offrent un super accueil. Fromage et un p’tit coca avant de partir pour un gros morceau de la course, l’ascension de le Tête de Pérail. La vitesse chute, je suis dans le dur. Je suis seul dans un paysage de rêve.

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Quelques mots échangés avec deux charmants bénévoles qui prennent des photos. Merci à eux! J’ai beau m’alimenter régulièrement la fatigue est là et les jambes sont lourdes. Je laisse trop aller dans la descente et pan deuxième chute. Heureusement on est encore sur de l’herbe, je me fais une belle pizza sur le flan de la jambe gauche. C’est parti pour les gorges du Cians et ses roches rouges.

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Elles seront le théâtre de ma troisième chute dans une section hors piste un peu délicate. Les mitaines sont mortes mais mes paumes de main sont seines et sauves!

Enfin le ravito du 37ème kilomètres! On refait les niveaux on avale un peu de fromage et un bout de banane. Je reconnais une bénévole qui m’avait accueilli en mode perdition sur le tracé 2016 à l’Adrech de Forche. Toujours aussi souriante tout comme le reste de l’équipe d’ailleurs, elle me promet d’être sur la ligne d’arrivée et de me garder une bière bien fraîche!

Allez on débranche, le dernier morceau est là devant moi. Une montée de 5 km et quelques 400 dm+ qui m’amènera à la Chapelle St Jean-Baptiste. Je rebrancherais le cerveau sur le plateau lorsque je me retrouverais au milieu d’un immense troupeau de moutons.

Une dernière descente qui passe sous le téléski de St Jean et enfin j’arrive à Valberg. IMG_6112

L’arche est toujours gonflé et les deux chronométreurs sont toujours là! Il reste encore des bénévoles qui affichent des sourires jusque derrière les oreilles. On échange quelques mots gentils. On reconnait quelques visages croisés au grès des ravitos et des points de contrôle. La souriante jeune femme du dernier ravito est là. Elle m’annonce qu’il reste juste un coureur derrière moi et m’apporte la bière fraîche promise il y a maintenant presque 3 heures. Je me pose et discute avec un homme à ma droite. Il attend sa femme qui en fait est la 105ème et dernière concurrente sur 116 au départ.

Voilà çà c’est fait…Valberg clôture ce bloc de 4 semaines…Ce run m’aura aussi permis de reprendre des sensations avec les bâtons et de tester un nouveau sac à dos pour l’UTCAM.

Encore un super week-end.

Le dessert de l’UTCAM…

A cause de la neige, nous n’avions pas pu avec le sanglier finir la reco de l’UTCAM. Avec ces dernières chaleurs, sûr qu’il n’y aurait plus rien. Toute la neige au dessus de 2000m aura fini de fondre.

Il ne nous restait plus qu’à trouver un itinéraire pour faire une boucle et emprunter le plus possible la fin de l’itinéraire de l’UTCAM. C’était décidé! On partirait du parking des Milefonts pour rejoindre le Col du Barn pour ensuite plonger sur le Vallon de Mollières. Il nous suffira alors de passer le Col de Salèse pour ensuite descendre en direction du Boréon pour croiser enfin la trace de l’UTCAM. L’objectif étant de passer par le Mont Archas et Pépoiri! Une quinzaine de kilomètres pour rejoindre le parcours de l’UTCAM et tout autant pour rentrer. C’est décidé, vendredi, après le boulot, on charge la voiture et direction le parking des Milefonts pour établir le camps de base.

On arrive en tout début de soirée, personne sur le parking! Première chose: organiser le camps et trouver du bois si on veux cuire nos grillades. On lance le feux, on organise le couchage et on se fait notre petit apéro.

 

Des voisins arrivent, ils s’installent à bonne distance. Le ciel est un peu couvert mais un petit vent pas trop frais souffle histoire de dégager le ciel. On s’est fait péter le bide avec saucisses, camembert à la braise et p’tit brownie au chocolat. Le tout avec un p’tit coup de rouge. C’est donc repu que l’on se glisse dans nos duvets. Le programme TV du soir? Ciel étoilé derrière une fine couche de nuage. Il sera juste perturbé par les feux d’une voiture qui arriva un peu tard…

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Bonne nuit!

Réveil 5h30! On plie le camps, on avale une boisson chaude qui est la bien venue car le fond de l’air est un peu frais. Le réveil musculaire est un peu dur et les jambes sont un peu longues à se mettre en route. Les voisins d’un soir dorment encore. Il nous faudra une heure et quart pour atteindre le Col du Barn.

 

Au sommet le panorama est juste incroyable.

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On passe en dessous de la barre des 2200 m et on retrouve une végétation luxuriante. La descente est sympa et les jambes sont enfin là. Jusque là tout va bien, on est en pleine tempête de ciel bleu et il ne fait pas encore trop chaud. Des conditions idéales, le pied intégral.

 

Le col de Salèse est une simple formalité, on croise quelques lèves-tôt sur des vélos ou dans des chaussures de rando. Encore quelques kilomètres et on sera sur la trace de l’UTCAM, bientôt le plat de résistance de la journée… Avant de démarrer l’ascension du Mont Archas, un p’tit brin de toilette dans l’eau glacé d’un torrent. On en profite pour faire un petite séance de cryo sur les pieds et les mollets car c’est un 1000  dm+ qui nous attend sur environ 7 km… çà va piquer. J’arrive à peine à suivre le sanglier sur le premier kilomètre que déjà il me distance. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai le désagréable sentiment que la journée va être longue et que je fais devoir jouer du mental. Allez pas de stress, on est en mode reco et il fait super beau. On en profite pour ancrer sur le parcours pas mal de sensations et d’info en vue du jour J.

 

Je n’avance pas, j’ai beau desserrer le frein à main, j’ai l’impression de marcher à reculons. J’arrête de regarder la Spartan…j’avance pas! Heureusement que le sanglier est loin devant, je jure comme un charretier…tous les noms d’oiseaux pleuvent. Je traine ma carcasse jusqu’a un gros rocher. En bas le barrage du Boréon, une superbe vue. Là, le sanglier m’attend et me lâche t’as une pauv’ tête mon Man. Sourire de façade pour la photo. Une heure et 15 min qu’on a commencé l’ascension. 400 dm+ d’avalé, il en reste encore 600. Je mange un rouleau de réglisse, je serre les dents et on repart. 45 minutes plus tard plus de son et plus d’image! Je commence même à envisager secrètement de demander au sanglier de penser à un plan B. Une heure après, on décide de faire une pause casse croûte: saucisson, fromage, une compote. 20 minutes de récupération et on relance la machine pour atteindre le sommet. De plan B il n’y aura pas, le verdict de la carte IGN est sans appel, pas d’échappatoire envisageable, on est trop engagé. Et cerise sur le gâteau le temps change a la vitesse V, V prime. Le ciel devient de plus en plus menaçant.  De gros nuages bien noirs s’accumulent au dessus de nos têtes. La météo n’annonçait rien de tel, on avait vérifié le matin même avant de partir. Enfin le sommet, 3 heures de pure souffrance pour avaler 1000 dm+ et comme pour célébrer notre arrivé le tonnerre se faite entendre et les premières gouttes se fond sentir. Juste le temps d’enfiler un vêtement pluie et le sanglier me lâche va pas falloir trainer dans la descente… sauf que la descente de l’Archas c’est du costaud. C’est un champ de mines avec de l’herbe qui est super glissante avec la pluie et mes quadri me font affreusement souffrir.

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Les grêlons nous arrivent sur la tête!

La pluie se tranforme en grêle puis en grêlons; Malgré nos vêtements pluie on est détrempé et glacé jusqu’aux os. Il faut descendre au plus vite, on est à terrain découvert et la foudre est déjà tombée à deux reprise pas très loin de nous, on en mène pas large. On est à 2300 m d’altitude et autour de nous y a pas grand chose qui fera office de pare à tonnerre… J’essaie de descendre le plus vite possible mais les chutes s’enchainent, rien de méchant, je glisse sur l’herbe et vue la valeur de pente, je me couche littéralement sur le dos à chaque fois, mes jambes me lâchent. Si je n’avais pas si mal aux quadri je crois même que j’en aurais rigolé. Une cabane de berger à l’horizon, on se met à l’abri à l’intérieur quelques minutes. Le temps se dégage, une accalmie, on repart! On ne traine pas, perdre un maximum d’altitude au plus vite et s’éloigner le plus possible de cet orage, un peu trop violent à notre goût.

1900 m d’altitude, la forêt est presque là! Mais comme pour nous punir l’orage revient sur nous. Il semble encore plus violent, çà pète de tous les côtés, les grêlons nous frappent violemment et leurs vitesses d’impact augmentent avec les rafales de vent. On en mène pas large et on continue notre descente. Un drôle de moment à se souvenir lors de la course. Enfin l’orage se décale, le ciel se dégage et le bleu revient. On fait un point. On sort la carte pour regarder les différentes options qui s’offrent à nous. On regarde en direction du Pépoiri, le ciel à l’air de s’éclaircir. Après 10 minutes d’hésitation on décide de rester calé sur le plan initial. Direction le Mt Pépoiri puis descente finale sur Milefonts.

Je serre les dents car on part pour avaler 1000 dm+ sur 5 bornes avec au total un bon 10 km. L’entraînement ne sera pas que physique, il sera aussi et surtout mental, c’est bon çà.

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A gauche le Mt Archas et sa descente

En montant en direction de Mt Pépoiri on trouve trace des grêlons qu’on a pris sur la tronche (et çà fait super mal). Ils sont tombés il y a plus d’une heure, vous dire leurs tailles initiales.

 

Vivement que cela se termine, là je suis vraiment dans le dur. L’ascension du Mont Pépoiri : 1000 dm+ sur un peu plus de 5 bornes çà pique les jambes et le mental. Je suis en mode OFF, plus trop lucide. J’avance, c’est tout! Je crois même que j’ai engueulé mon pote le sanglier sans le vouloir. Pas loin de 10 heures qu’on est parti… je débranche le cerveau et laisse aller jusqu’au parking des Milefonts.

J’avais la charge de la logistique alors je sais que bientôt je pourrais prendre une douche et boire une bière bien fraîche. Et oui j’embarque souvent une douchette solaire et une glacière bien garnie pour l’arrivée.

 

Juste avant le parking on croise un troupeau de mouton. C’est aux sons des aboiements des patous, des cloches, des bêlements des moutons et des cris du berger que nous terminons (enfin) cette dernière reco. L’analyse papier et les quelques tronçons de reconnaissance confirme ma première analyse : c’est sûr la course de l’UTCAM démarre à mi-course, les vrais difficultés démarrent après Roquebilière…

La Spartan m’a encore lâché… pas assez de batterie.
Bilan de la journée environ 35 bornes, 2730 dm+ et 11h15 d’effort. P’tit calcul rapide dans ma tête de grand malade, je viens quasiment de faire 1/4 de l’UTCAM (145km, 10 000 dm+ en 50 h maxi). Sur le papier çà rentre…et çà sa booste le mental!

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Merci au sanglier pour cette sortie mémorable! Lui il faudra que je vous le présente. Il mérite à être connu!

Bilan après 550 km

Fin Février je vous présentais la Trail Talon 275 de chez Inov-8. Après 3 mois d’utilisation, les Trail Talon 275 se seront occupées de mes pieds sur 576 km et 20 000dm+. Elles auront pris soin de mes petons sur de la route, de la DFCI, du chemin en forêt, des pierriers, des singles plus ou moins technique et ce par tous les temps. Elles ont fait connaissance avec le chaud, le froid, la pluie, la neige, la glace, la terre, la boue, les feuilles, les rochers… bref rien ne leur a été épargné.

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Compteur : 576 km

Je vous propose une petite visite guidé de la chaussure pour regarder comment elles vieillissent. Pour info, les chaussures ne sont jamais passé en machine. Elles sont juste lavées au jet d’eau avec un coup de brosse et un peu de lessive.

L’extérieur
A première vue les chaussures vieillissent bien. Elles ne s’affaissent pas et reste bien en forme et ne présente pas de déformation majeure. Le talon est encore bien perpendiculaire avec la semelle et rien ne sait affaissé ou déformé de façon critique donc pas de risque de trauma sur les articulations.
Si on se rapproche un peu, on constate que le retour de semelle qui fait office de parre pierre se décolle légèrement. Le support sur lequel il est collé est très souple, c’est du grand confort pour les orteils, mais le revers de la médaille c’est que les déformations sont importantes et le parre pierre ne peut se déformer autant. Ces déchirements ne sont pas dû au fait que l’on traîne les pieds, c’est plus les tensions dans les matériaux lors des descentes qui sont différentes qui engendre ce genre de phénomène.

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La première fois que j’ai vu l’Adapterfi™t, cette espèce d’exosquelette en polymère translucide, j’avais quelques réserves. La peur que quelques chose passe entre lui et la tige de la chaussure et ne me bloque dans ma lancée. Il n’est en rien. Il résiste bien et ne présente aucune « blessure » particulière. Le seul petit hic vient d’une des couture sur l’avant. L’exosquelette commence à se découdre et donc à se désolidariser de la chaussure, rien de bien critique pour le moment. J’ai du couper le fil dans un pierrier…

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Enfin pour finir ce petit tour d’horizon, le mesh semble résistant, seul un petit accro est visible, là encore par rapport à ce que l’on peut voir sur d’autres marques rien de bien méchant. Une mauvaise ronce aura raison du mesh.

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Les trois couleurs cyan, bleu foncé et gris qui indiquent des duretés différentes ne présentent aucun problème de délamitation comme j’ai pu le connaitre sur les Trabucco de chez ASICS.  Le concept Tri C™ résiste parfaitement et aucune amorce de coupure, déchirement ou délimitation au niveau du Meta Flex™.

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La languette et le laçage
A l’usage, j’ai trouvé la languette un peu courte, elle gagnerait a monter un peu plus haut sur la coup de pied afin de mieux le protéger. Par contre les deux soufflets qui empêchent les débris de pénétrer dans la chaussure sont vraiment efficaces. Je n’ai jamais rien qui soit entré dans les chaussures.

Sur les première génération d’Inov-8 les lacets étaient vraiment long mais là pour le coup il manque quelques centimètre, surtout si comme moi vous utilisez le petit trou supplémentaire pour faire une clé de talon (comment faire une clé de talon).

Les petits renforts pour éviter l’effilochage du trou du lacet dans le mesh ont très vite disparu. Pas sûr qu’ils servent à grand chose, en dehors de rehausser la qualité de finition.

L’intérieur
Pas grand chose à dire, seul le tissu du doublage du talon c’est un peu détendu; le contrefort est a peine renforcé, il est très souple ce qui apporte un super maintien et protection du talon. Je pense que le tissu du doublage à quelques difficultés à suivre. Je vous rassure cela ne produit aucune forme d’inconfort.

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Voilà pour ce petit état des lieux après un peu plus de 550 km.

Les sensations
Durant ce trimestre çà été un plaisir à chaque fois de chausser mes Trail Talon 275. Elles sont souples et confortables. Je ne les ai pas souvent prise en défaut. Le plus long run avec était de 10 heures. Que du bonheur rien à déplorer. Les Trail Talon sont de véritable chausson, je pense même qu’avec quelques kilo de moins ce confort doit encore augmenter. La taille du top box est généreuse, les orteils ont de la place, même si vos pieds gonflent ils ne seront jamais comprimés dans la chaussure, une chambre pour pied quatre étoiles!

Le laçage grâce à l’exosquelette est d’une très grande précision, les lacets ne glissent pas. Je n’ai jamais eu à reprendre la tension lors d’un run. Quelque soit la forme du pied, il sera parfaitement maintenu. Vous pouvez placez le tension où vous le souhaitez. Je pense qu’il est très difficile d’avoir des ampoules avec ces chaussures. Le seul revers de la médaille le temps nécessaire pour lacer ses chaussures…

Que l’on s’amuse sur du sec, du gras voir de la boue la Trail Talon 275 accroche fort, pas autant qu’une TerraClaw mais ses performances de grip sont très qu’honorable. La semelle est muni de crampons triangulaire multi directionnels qui travaillent à merveille, rien à voir avec les chevrons de la Race Ultra 290 qui allaient tous dans le même sens et offraient un grip un peu aléatoire en descente. Le trip des Trail Talon 275 est pour moi l’atout majeur de ce modèle.

La semelle est suffisamment souple pour sentir le terrain sous les pieds. On perçoit bien le relief sans pour autant ce que cela devienne gênant sur des séances longues. Le travail de proprioception n’est jamais perturbé. La faible hauteur de semelle permet de facilement récupérer la chaussure sur un mauvais appui. Seul des cailloux sous d’épais tapis de feuilles morte m’auront surpris. Cette souplesse n’est en rien gâchée par le dynamisme de la semelle.
La Trail Talon 275 offre vitesse (même si c’est pas mon fort) et amorti. La semelle intermédiaire Powerflow tient bien son rôle de protection et de retour d’énergie.

Depuis 2 ans, je diminue le drop. Sur la Trail Talon il est de 8 et me convient parfaitement bien pour les longues distances. J’ai encore du mal avec des drop 4 comme sur la Trail Talon 250 que je n’utilise que pour des distances courte de moins de 30 km. Le temps pour moi de finir de renforcer mes muscles…

La conclusion
La Trail Talon 275 aura gommé les petits défaut de la RaceUltra. Elle est vraiment destiné à ceux qui courent longtemps et sur tout type de chemin. Attention le goudron est un truc qu’elle n’apprécie pas, l’usure du cramponnage s’accélère sur la route. Elle n’a rien d’une « bitumeuse ». Elle est conçu avec un pur esprit trail.
Le fan de la Race Ultra que j’était est vraiment heureux de courir désormais en Trail Talon pas de point vraiment négatif. Enfin le taillant est le même; j’ai conservé mon 43!