L’œil du pro

L’équipement, c’est une grande préoccupation. Au fur et à mesure qu’on monte en régime, on teste à gauche et à droite, on compare et on finit par se constituer une petite panoplie, pas si petite. Ma femme de me dire parfois non sans une pointe une de jalousie dans la voix (quand elle est un peu énervé) que j’ai plus de chaussures qu’elle… »il faut bien courir l’été, l’hiver, sur du bitume, sur des cailloux, dans la boue, dans la neige… ».

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Parce qu’on a l’habitude d’étalonner des équipements de plongée, de fabriquer des fiches produits, de monter des argumentaires de ventes, de constituer des tableaux comparatifs on sait vite repérer les « vrais » des « vrais faux » avantages produits mis en avant par les équipementiers. Fan de certaines marques je rédige un courrier détaillé, avec fiches d’observation exposant ce qui pourrait être optimisé sur tel ou tel article, et je l’envoie au SAV de telle ou telle marque-leader. Le résultat ? Silence radio. Personne n’a pris soin de répondre. Et d’une année sur l’autre, les mêmes erreurs de conception réapparaissent sur les produits. Dommage, je finirais par quitter les majors pour des marques plus marginales qui intègrent dans leurs produits les remontées du terrain.

« En textiles, j’ai essayé Asics, Saucony, Salomon, North Face, Nike,…j’ai fini par me fixer principalement sur Salomon. En termes de coupe, de maintien, de placement des coutures, il n’y avit pas grand-chose à revoir. Même chose pour les sacs, je suis passé à la gamme S-Lab et je n’ai rencontré aucun problème de friction sur une course de 12 heures ». Mais çà c’était avant, en 3 ans les choses ont bien évoluées. Des produits phares disparaissent au profit de stratégies purement marketing, les produits sont dénaturés. Ils finissent par ne pu faire le job pour lequel ils ont été conçu au départ.

Déceptions en revanche au rayon chaussures, avec des modèles haut de gamme qui tiennent mal la distance. En bon chef de produit, on cherche à comprendre ce qui ne va pas. Et on finit par détecter de petites erreurs de conception. J’ai ruiné une paire de Fuji Trabuco au bout de 150 km. Le pare-pierre s’est désolidarisé après une série de descentes prolongées. Il est collé sur un substrat de type feutrine, sous les impacts répétés, elle se déchire laissant l’impression qu’il se décolle. Sous la semelle, les crampons proches des rainures, donnant la souplesse de la chaussure, ont commencé à donner des signes de faiblesse. Ils se délaminent à la vitesse de la lumière. Les Trabucco ne sont pas faites pour nos pierriers du sud. J’ai aussi noté des marques d’usure accélérée du tissu, là où les deux pieds frottent. Depuis, migration vers les Salomon XT6 Softground S Lab XT ou XC S lab. Elles ont rendu l’âme après moins de 300km lors des Balcons d’Azur le Week End du 27 Avril. De plus, après 5 heures de course, quelques points d’inconforts se sont faits ressentir. Je quitterais mes montures Salomon juste après le Mt Blanc. Je passe alors chez Scott…affaire à suivre? Non! En 80 km j’ai ruiné une paire de Kinabalu, même le magasin n’en revenait pas!

Depuis un an je suis très intrigué par ce que propose Inov 8. Il y a plein de petits détails montrant qu’ils intègrent les remontées des usagers dans leurs produits. Je suis devenu un inconditionnel de la marque. Je vous en parlerais dans un autre article.

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Une petite idée de ce qu’il faut prendre pour un 80km! Textile, chaussures, accessoires, alimentation, hydratation, soins, éclairage, qui a dit que la course à pied ne coûtait pas cher?

 

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