La Bonette

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Pour ne pas rester sur une course sans être finisher, on repart à la chasse avec le Sanglier, en quête d’un nouveau run. On a essayé le Trail le plus haut d’Europe donc on va tester un p’tit run: la route la plus haute d’Europe et celle là elle est pas très loin de chez nous. Alors ni une ni deux on s’inscrit sur la « randonnée pédestre de la Bonette », 27 km et 1662 m+, le premier boucle sa rando en 2h03. C’est un randonneur qui tourne à plus de 13km/heure, mais bon pourquoi pas, c’est une classique dans la région, surtout une classique pour tous les fondus de vélo. On monte à 2715 m d’altitude, chouette on va encore se faire péter les poumons en altitude. Je sais que je vais ramasser, un c’est de la route du début à la fin et deux y a pas une seule descente sans oublier qu’à cette altitude y à plus d’arbre donc pas d’ombre. C’est plein cagnard quasiment du début à la fin. La seule consolation, on peut partir très léger, l’organisation met en place des ravitaillements tous les 3km, c’est royal au bar.

Pour rejoindre St Etienne de Tiné, départ 4 heures du matin. On a un peu de route pour attraper nos dossards dès 6h du matin. Un petit noir sur le zinc du bar du village, une pause technique et au 7ème coup de cloche de l’église du village c’est le départ, c’est parti pour 27 km de montée.

Gérer sa foulée, ne pas s’emballer, rentrer dans sa bulle métronomique et ne pas monter dans les tours, il faut garder une bonne fréquence, balancer les bras, petites foulées et bonne vélocité. Un peu comme le cycliste petit plateau grand pignon, çà mouline un max mais çà grimpe sans trop d’effort. Allez, Man ouvre les épaules respire et profite du panorama. Le cardio est au seuil mais je me sens bien, je suis dans l’objectif secret des moins de 4 heures, une moyenne de 6km/h çà devrait passer.

Comme je l’avais imaginé certains sont partis encore trop vite et j’en reprend quelques uns, un petite satisfaction car dans cette partie de course on est déjà dans le dernier carré. Les ravitos s’enchaînent et les kilomètres aussi. Le 18ème kilomètre est passé encore 9, mais on vient de passer aussi les 2200 m d’altitude, le cap où généralement mes tempes commencent à taper un peu plus fort. Une nouvelle information a assimiler avec celle des mollets qui commencent à se durcir. On s’hydrate régulièrement en petite quantité pour éviter le glouglou dans l’estomac mais suffisamment pour que les muscles ne partent pas trop facilement et rapidement vers la crampe.

Les jambes sont de plus en plus lourdes, j’aurais peut être dû prendre les manchons… Le dialogue intérieur s’accélère, un gel histoire de se sucrer et regagner en lucidité. Je débranche, mes jambes fonctionnent toutes seules, mes pensées partent ailleurs. Allez courage, il reste encore 8 km un dernier tape cul, un dernier juge de paix et ce sera l’arrivée. On passe en mode auto-motivation. Mon pote Coué est avec moi mais je marche depuis déjà depuis 5km, et il en reste encore trois. Tenir l’objectif secret, dur la moyenne horaire chute un peu. J’allonge un peu la foulée, juste un peu car je sens la crampe monter dans la cuisse.

J’entend mon prénom…On me parle? Le Père Christophe, dit le Sanglier est là. Changé et en mode touriste. En tong à cette altitude, ce mec est un grand malade. La ligne d’arrivée ne doit plus être très loin.

IMG_9554Dossard 232…Manuel…4h07 c’est fini. Un grand gobelet de soda bien frais une part de tarte aux myrtilles et hop on saute dans le bus qui nous redescend vers Saint Etienne de Tiné. C’est fini, çà c’est fait! La course en image

 

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