Le Trail de trop 1/2

Dans quinze jours c’est Noel, on fait un peu de classement dans les photos, on surfe sur le web et on regarde des pages Facebook. Et là on tombe sur le Trail de Noël, 10, 20 ou 30 km autour de la Turbie. Allez, c’est à 20 min de la maison. On en parle au Run Team Aqua Lung Seb et Dbo s’inscrivent sur le 10 et je m’inscrit sur le 30. Je suis déjà dans le mode préparation UT4M. Une erreur, mais çà je ne le sais pas encore.

Turbie- Dénivelé.jpg
Dimanche 20 Décembre 7h40, c’est partie pour 1400 m+ avec une procédure de départ un peu particulière. On part du centre ville de la Turbie mais en convoi derrière une voiture ouvreuse. On trottine, on s’échauffe, c’est tout en descente on est en peloton, tout le monde se place et s’observe. Au final, plutôt sympa comme réveil musculaire.

Après 2 petits kilomètres on arrive au sanctuaire de Laghet, là à 8h00 l’organisateur de la course Cédric A. va donner le départ. Hop, c’est parti. Les sensations sont bonnes, le terrain est roulant et les jambes sont au rendez-vous. Le peloton s’étire, chacun trouve son rythme et sa place.

Dans un petit raidillon je recolle une jeune traileuse. Je suis plus rapide en montée, alors je passe. C’est plat, elle a la fraîcheur de sa jeunesse et me repasse.  Çà remonte, je recolle mais elle ne laisse pas passer. La bougresse a des écouteurs dans les oreilles, elle est dans son trip musical ou fait semblant de ne pas m’entendre. Elle relance plus fort que moi et me redouble. Ce petit jeu va durer quelques kilomètres. Je me rend compte que j’arrive à faire une vrai différence dans la descente et les tapes culs. Ma chance, d’ici peu on va entamer une descente sur 2 km, avant un bon raidillon pour arriver au 1er ravito. Il ne faut pas tarder à passer parce qu’une fois la descente entamée c’est du single…

Une opportunité de passage, je la saisie. Je sors légèrement du chemin, le pied droit est sur de la terre sèche et des cailloux mais je vais poser le pied gauche en dehors de la trace. Il est encore de bonne heure et le soleil n’est plus très chaud à cette époque de l’année, l’herbe sur les bas côtés du chemin est encore gorgée de la rosé du matin et çà je ne l’intègre pas du tout. A peine ai-je posé le pied sur le sol glissant qu’il part sur l’avant comme si j’avais shooté dans un ballon de foot. Je réussi à me re-projeter vers l’avant pour éviter de partir sur l’arrière. Les foulées s’emballent, une, deux, trois, peut être quatre, j’essais de mécraser vers le sol en fléchissant au maximum sur les cuisses pour essayer de maîtriser ma vitesse, mais rien n’y fait. Je n’arrive plus à rien contrôler , jusqu’au moment où mes deux mains touchent le sol. Et hop un 360! je retombe sur mes pieds mais durant la rotation j’ai senti une grosse décharge dans le genou gauche.

Je me relève, je regarde la plaie béante sur le genou, c’est tout blanc et pas une goutte de sang. Je sais en mon fort intérieur qu’il s’est passé quelque chose dans le genou et que dans quelques secondes çà va bien saigner. La concurrente ne s’est même pas retourné…Je fais quelques mètres et je me pose sur un rocher pour observer mon genou d’un peu plus prêt. Heureusement pour moi, quelque soit la distance couru, j’ai toujours dans mon sac un nécessaire de première urgence.

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Le deuxième tour de bande strappal, la première ne tenait plus…

Le sang fait de beau bouillon et çà à l’air bien profond, j’ai déjà du sang un peu partout. Dans la petite sacoche je prend les 2 dosettes de sérum physiologique que je garde généralement pour mes lentilles histoire de sortir les quelques petits débris dans la plaie.

Je pose le paquet de compresse stérile et je fais un tour complet avec de la bande strappal. La bande est posée, j’ai les fesses sur le rocher. Bon que faire? Je regarde l’heure, la distance parcourue et j’essais de me souvenir du tracé car j’ai cette fois ci je n’ai pas mon anti-sèche. Comme par hasard je suis quasiment à mi-distance du départ et du prochain ravito. Rebrousser chemin? Pas une bonne idée, il va valoir descendre et avec un genou bien amoché ce n’est pas très raisonnable. Et puis à un moment ou un autre je tomberais sur le fermeur/débaliseur, il ne me permettra pas de continuer seul vers le point de départ. Allez c’est parti pour 2 bon kilomètres de descente et après ce sera 4 km de montée pour atteindre le ravito. J’appelle le PC course pour prévenir de ma décision et donner des informations sur mon état de santé. Tant que je peux marcher, j’avance! Allez c’est parti pour 7 bornes. A suivre…

 

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2 réflexions au sujet de « Le Trail de trop 1/2 »

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