Je suis (devenu) UltraTrailer

Il y a un presque an, le jour de mes 50 ans, je me lançais un défi: courir le double de mon âge en kilomètre après seulement 4 ans de Trail. Histoire de mettre toutes les chances de mon côté, je choisi une course de 100km la plus proche possible de mon anniversaire, le 24 Août, et ainsi bénéficier de la plus grande période d’entraînement possible. Ce sera l’UT4M Master 100. Un 97km avec 6000m+ qui est prévu pour le 20 Août. PARFAIT!

La surprise? Alex,Le Coach, et Christophe, Le Sanglier, seront aussi de la partie et feront mon assistance, quel luxe et quelle belle preuve d’amitié!

Départ d’Uriage à 8 heures du matin, le samedi 20 Août. On décide de la jouer roots et d’installer notre base de vie à quelques mètres de la ligne de départ. Le camp de base.

Réveil à 6:00, j’ai plutôt bien dormi dans le coffre de la voiture, peut être grâce au décalage horaire. Il y a 36 heures j’étais encore en Floride pour le boulot. Pendant que je m’habille le Sanglier nous prépare un bon café; je ne mange rien. L’estomac est déjà bien serré et je ne veux pas prendre le risque d’avoir de problèmes gastriques. On lève le camp et direction le sas de départ!

La météo est mauvaise, çà été clairement annoncé lors de la prise du dossard à Grenoble et l’organisation a bien vérifié que le pantalon et la veste pluie, le collant et le haut manches longues chaud sont bien dans le sac.

Les conditions ne doivent vraiment pas être bonne en altitude, car avant d’entrer dans le sas départ on re-contrôle nos sacs, les vêtements chauds et les tenues pluies.
Allez histoire de se roder à ouvrir et fermer son sac, une petite averse à 10 minutes du départ!

8:00: c’est parti! Un petit tour par le Château d’Uriage et direction les sous-bois pour une longue montée sur Chamrousse et avaler ainsi les 13 premiers kilomètres de course. Le ciel est très menaçant mais il ne pleut pas, mais on sait bien qu’à un moment ou un autre çà va tomber.
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J’arrive sur le ravito de Chamrousse, là où on rejoint la route des coureurs du 160 km. Cinq minutes de pause, une soupe avec vermicelle , du fromage, et du jambon histoire de casser le protocole gel sucré. Bien mâcher pour préserver mon estomac et boire du chaud pour faciliter la digestion.

Un dernier tape cul avant de basculer pour de la descente en sous bois le long d’un petit torrent. C’est à ce moment que le vent et la pluie décident de s’inviter, allez hop on enfile le vêtement de pluie, maintenant je ressemble à un Schtroumpf qui se promène dans les bois.

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On quitte la rocaille et les racines du petit chemin du torrent pour continuer la descente sur de la piste forestière en direction des granges de Freydière.

Çà remonte, et là S U R P R I S E: le coach et le sanglier sont venus vers moi! Rencontre du 3ème type, j’ai un gros vêtement pluie et eux sont en tenue plus légère et trempés jusqu’aux os, ils ont parcouru 25 km pour faire la liaison. Des fou, mais comme je les aime ces deux là! Je fais le bilan avec le coach sur les temps de course, le bilan cardio et mes sensations. Après 2 heures de montée avec une moyenne à 160 ppm, j’ai bien récupéré dans la descente et amené le rythme moyen à 148 bpm et une moyenne de quasi 5km/h. Tout est dans le vert et le mental est là, rien ne semble pouvoir m’arrêter. on plaisante avec le sanglier, on en profite pour faire quelques images vidéo.

Ravito de Freydière, on fait les pleins en eaux car même s’il ne fait pas très chaud je m’hydrate TRÈS régulièrement en alternant la prise d’eau plate et de boissons avec des électrolytes et de la caféine. Un peu de fromage et de jambon, quelques encouragements du Sanglier et du Coach, c’est là qu’ils me quittent. On se retrouvera dans quelques kilomètres à la base de vie de St Nazaire-Les-Eymes. Je réalise qu’il ne pleut plus depuis déjà quelques minutes. Je range le vêtement pluie.

Le Coach m’accompagne sur quelques mètres et je continue ma route seul. En dehors de quelques gaz gastriques, le moral est au top, aucune douleur, pour le moment tout est sous-contrôle. Il y a presque 7 heures que j’ai quitté Urigae et je suis à quelques kilomètres de la mi-course. Je suis dans les objectifs personnels que je me suis secrètement fixés avant le départ. Je suis sur un petit nuage… On traverse la plaine. On quitte le massif de Belladone, le massif le plus haut et le plus escarpé de l’Ut4M, et ses single tracks techniques maintenant on poursuivra sur le massif de la Chartreuse.

Saint-Nazaire les Eymes base de vie de l’UT4M me voilà! La mi-course est atteinte en 8h30 de course! Un truc de fou… Jamais je n’aurais imaginé dans mes rêves les plus secret faire une telle performance. Une heure de moins sur ma prévision la plus optimiste!
Le Coach et le Sanglier sont là au rendez-vous, comme c’est bon de les revoir. Ils me suivent en voiture, puis me laissent entrer seul dans le village pour atteindre la base de vie.

Je me dirige vers le bar, histoire de commander une soupe aux légumes bien chaude. J’avale vous savez-quoi:
Du fromage et du jambon, pour ne pas changer!
Et alors que je mastique consciencieusement mes aliments le coureur à ma gauche m’interpelle:
« Vous êtes Manu? Heu Manuel? Manuel Cabrera? ou quelque chose dans le genre?
Oui je suis Manuel Cabrère.
Salut je suis Christophe, je fais parti du groupe FaceBook »…tu sais quand tu fais du trail quand…« . Je lis vos post et votre blog Born To Trail, super ne changez rien. »
Je vous le dit UN TRUC DE FOU! C’est certainement çà  l’esprit Trail.

Je pose mes fesses et alors que je bois mon potage de légumes bien chaud, le Coach et le Sanglier arrivent avec mes affaires. On parle stratégie de course. Ils m’accordent une douche!

« Mais bon pas trois plombes sous la douche » me lâche le sanglier. Le Coach ne pipe mot…çà veut tout dire! Sont de mèche ceux deux là…
De l’eau chaude, magique. Je me shampougne de la tête aux pieds, du pur bonheur! Avec ce bon décrassage une partie de la fatigue s’envole comme par magie. Je me sèche bien et ne laisse aucune zone humide. Un coup de vaseline pour limiter les échauffements dans les zones sensibles et « intimes ».
Je me pose et je m’occupe de mes pieds, vieux réflexes de militaire ayant servi en Guyane. On essuie bien partout entre tous les orteils, un coup de crème anti fatigue et anti-échauffements. J’enfile une nouvelle panoplie complète de trailer propre, sèche et qui sent bon le propre, le top.
Le Coach et le Sanglier explosent de rire lorsqu’ils me voient sortir ma bouteille de parfum! Désolé les gars, mais moi çà me permet d’ancrer les bons souvenirs et de me faire du bien au mental. J’ai plutôt intérêt à faire le plein de bons souvenirs et à ancrer un max car on va attaquer le 2ème plats principals: 15 bornes et quelques 1900m+ de dénivelé, je sais pas pourquoi mais je sens que çà va piquer les jambes. Je quitte la base de vie après ce que je pense être 45 minutes de pause, mais je découvrais le lendemain avec mes temps de passage que je ne suis resté que 34 minutes!…Merci qui? Alex et Sanglier! Stratégie gagnante sur le temps total de course. Je vous adore tous les deux.

Bye bye Saint Nazaire d’Eymes et bonsoir Chamechaude. Je rentre dans ma bulle, je sais que l’ascension va être longue et que je n’arriverais pas au prochain ravito avant la nuit tombée.

La première heure se déroule plutôt bien, mais cette ascension comporte 7 passages avec plus de 20 et 30% de pente, çà pique! Je trottine mais rapidement je débranche pendant plus de 2 heures…Un gros passage à vide, certainement accentué avec la prise d’altitude.

L’envie et la bonne humeur ne sont plus là. Les coureurs doublés il y a quelques heures me repassent. Le doute s’installe. Un, deux, trois, cinq, dix…coureurs me reprennent. Je me prend un grand coup de bambou et l’envie me quitte doucement. Je commence à broyer du noir. J’ai beau me dire que le mieux viendra pour le moment c’est souffrance totale à tous les étages. J’ai l’impression de perdre le contrôle de ma course. Je suis mal et le dialogue interne s’intensifie, c’est pas bon çà. Et hop avale un bon souvenir, et encore un. Un pas c’est pied, un pied c’est un pas…et mange encore un bon souvenir. Y a du rabe de bons moments, je pioche dedans. Respire le reste du parfum que tu as pulvérisé il y a quelques heures sur ton buff. Je m’accroche mentalement à tout ce que je peux. Le moral s’effondre, tout comme ma vitesse!

Il faut agir, casser cette mauvaise spirale. Je décide de raccourcir les temps entre les prises de gel et d’anti-oxydant. Et merde, pour couronner le tout la pluie et le vent se ré-invitent. Allez on sort le vêtement pluie.  Heureusement au ravito j’avais pris le deuxième, celui là est parfaitement sec, enfin un truc positif. Je profite de ce moment pour aussi sortir la frontale et la mettre dans la poche de mon sac à dos, çà sera çà de gagné le moment venu; encore un stroke positif.

Mon sac est parfaitement rangé, tout est parfaitement étiqueté dans des sacs zip lock. Stratégie gagnante quand tu n’es plus très lucide. Je rattrape quelques concurrents qui, arrêtés sur le bord du chemin, s’énervent en fouillant leurs sacs pour trouver leurs affaires. Je souris intérieurement et je double a nouveau et le mieux semble vouloir s’installer de manière plus durable et ne me lâchera plus malgré des rafales de vent à décorner les boeufs, des litres d’eau sur la tronche et même du grésil.

Je déboule sur un chemin de crête, impossible d’être à l’abris. On est en pleine tempête.  Je refais la liaison avec un groupe de 5 coureurs, le mieux commence à bien s’ancrer. Je reste dans leurs pas. Je continue la recharge d’éléments positifs. Les curseurs mentaux et physiques repassent en zone verte.

Dans la descente, sur des grandes pistes en herbe, je décide de lâcher le groupe. J’ai de nouveau des jambes, les sensations sont bonnes. Je pose une mine et je parts seul dans le brouillard, je tourne la tête et là surprise personne ne suit. J’aurais le coach au téléphone un peu plus tard. Lui et le Sanglier s’inquiètent. Ils sont au ravito du Sappey  et plusieurs coureurs se sont fait évacuer par quad. Il y a apparemment de lourdes chutes dans les descentes. Je les rassure sur ma santé physique et moral. Ils me demandent d’être extrêmement prudent avec la tombée de la nuit et aux vues des conditions météo déplorables  que je rencontre et qu’ils ont plus bas dans la vallée. Ils se sont fait un p’tit dîner et une petite pause sommeil pour m’accueillir dans quelques heures.

Enfin Chamechaude! Il est 21 heures et çà fait 13 heures que je suis parti d’Uriage. Une soupe vermicelle bien chaude, du jambon et du fromage, je ne change pas mon régime alimentaire. Mon corps et mon estomac semblent apprécier cette alternance de salé, sucré. J’enfile le pantalon pluie car les ondées sont toujours là et toujours aussi intense. Le froid s’installe et nous sommes à 1900 mètres d’altitude. Il ne fait vraiment pas chaud. J’enfile mon surpantalon de pluie, je suis désormais parfaitement protégé de la pluie et du vent. C’est parti pour 2 grosses heures de descente, du pur single avec roches et racines bien glissantes puis des pistes forestières qui ne sont en fait que de vastes champs de boue. Je m’enfonce parfois jusqu’au dessus de la malléole. J’ai les pieds trempés et anesthésiés par le froid. Je sens les chocs de mes orteils sur les cailloux cachés par la boue, il y a aura forcément des dégâts! Pas moins de 5 ongles tout violet à l’arrivée. L’euphorie s’installe, j’aime bien ce genre de conditions et je double encore. Les inov-8 terraclaw 250 font merveille. Là où certains sont en complète perdition, je suis en maîtrise totale. Je kiffe ma descente sur Sappey des pointes à 9km/h en pleine glissades et en plus je vais retrouver le Coach et le Sanglier. le TOP! De nouveau je me fais plaisir.

Il est 23h16 quand j’arrive à Sappey. Déjà 15 heures d’effort, une soupe, du fromage et du jambon à côté de la cheminée pour refaire le plein d’énergie. Je trouve une place sur un banc et je recroise Christophe Matou de Facebook. On échange quelques mots sur la course. Mais le Coach et le Sanglier ne sont pas au RDV, petite pointe de déception. Bizarre. Mais je ne me pose pas trop de question, je reste positif.
Juste, tant pis. Je fais ma stratégie de course tout seul. Il reste encore un ravito puis la descente finale sur Grenoble, çà commence à sentir vraiment bon. On va passer sous la barre des 1000 m d’altitude, je décide donc de quitter le surpantalon de pluie là où la plupart des coureurs le gardent. Je regarde par la fenêtre, j’aperçois la lune et mêmes quelques étoiles entre les nuages. Je prend la décision également de tomber la veste pluie. Je suis juste en short et t-shirt et manchons de bras. Quand je pointe pour sortir de Sappey, je sens les regards sur moi, les concurrents gardent leurs tenues intégrales de pluie. Je passe pour l’extra terrestre, je suis comme en version minimaliste quand je me compare à eux.

C’est parti pour le dernier gros tape cul, quelques passages à plus de 20 et 30 % de pente mais sur seulement quelques kilomètres. Çà pique les cuisses mais je me sens vraiment bien, le cardio moyen est bon et la moyenne horaire est de 5,8 km/h. Je ne regrette pas mon choix, avec l’effort la chaleur monte, j’aurais pété de chaud avec la tenue pluie intégrale. Yesssss, c’est un bon choix!
Plus que 18 bornes, j’appuie sur les bâtons et les cuisseaux; je continue de doubler mais je me force à ne pas trop m’enflammer. Je ne suis pas à l’abri d’un éventuel 2ème coup de moins bien. Le Sanglier m’appelle, ils étaient sur le parking. On s’est loupé, pas grave on se retrouvera au dernier ravito au Col de Vence. Et oui il y a un Col de Vence en Isère. L’hallu lorsqu’on sait que j’habite les Alpes Maritimes à quelques kilomètres du Col de Vence et que c’est un de mes lieux d’entraînement.

On arrive sur le Fort du St Eynard avec la pleine lune. On est juste au dessus de Grenoble. Une vue magnifique, un instant suspendu comme hors du temps. Juste un immense silence et une vue exceptionnelle. Pas le temps de rester là bien longtemps, allez, hop on attaque la descente du Col de Vence pour plonger sur le dernier ravito et retrouver le Coach et le Sanglier.

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Au dessus de Grenoble et la tête dans les nuages

Dans la descente deux lampes dans le noir semblent venir vers moi…Mes 2 potes sont venus à ma rencontre. Magique! Merci les gars

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Une hallucination? Non c’est bien eux – Alex et Christophe

On fait les derniers kilomètres vers le ravito ensemble. Je continue de doubler, le faible cardio imposé par Didier B mon préparateur me permet de finir avec de la fraîcheur et donc avec encore un peu de tonus musculaire.

1h33: j’arrive au dernier ravito. Et vous savez quoi? En plus de ma soupe, de mon fromage et de mon jambon je recroise la charmante jeune femme qui m’avait remis mon dossard la veille. On en plaisante, elle me dit qu’elle était au ravito de Chamrousse. Elle m’a vu, pas moi et je lui présente mes excuses, on en plaisante mais bon c’est pas tout çà, il reste encore la prise de la Bastille. Alex, le Coach m’accompagne sur les derniers kilomètres, quel luxe et surtout quel bonheur de terminer avec lui. Christophe sera sur la ligne d’arrivée à nous attendre.

On avale avec Le Coach le dernier petit raidillon à presque 7km heure. Une grande ligne droite de quasiment de 6km, on aperçois parfaitement les lampes frontales des concurrents devant nous, elles deviennent des objectifs. Comme des repères dans la nuit que je me dois de dépasser. Je continue d’avancer à bon rythme et même de doubler des trailers qui semblent en perdition. Tous mes indicateurs sont au vert. Le morale est au plus haut de ce qu’il peut être après plus de 16 heures d’effort.

On arrive à la Bastille et on avale les dernières surprises des organisateurs: on traverse le fort et ses….escaliers. Un enfer pour certains mais pas pour moi, je suis encore (un peu) en jambe; je me paie même le luxe de doubler un concurrent dans les escaliers du bonheur en barre concentrée! Désolé mais juste pas peu fière le Manu!

La banderole est, on ne peut plus claire c’est bientôt la fin. J’ai gardé ce sourire toute la course, rien que pour vous!
Mais vous pouvez me croire la fatigue physique et mentale sont bien là tout comme les douleurs musculaires!
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On avale les derniers lacets avec Alex. Chaque virage en épingle, et il y en aura 25, nous rapproche un peu plus de Grenoble. On arrive au centre ville, il est 3 heures 30 du matin. Quelques passants, des accompagnateurs de coureurs ou encore des fêtards alcoolisés sont encore dehors pour nous encourager, c’est juste hallucinant. Je suis sur une autre planète. Le retour à la civilisation est bizarre, courir en plein centre ville de Grenoble en tenue de  Trailer est pour le moins surprenant. Un dernier petit escalier en colimaçon pour accéder à une passerelle qui m’emmène dans le parc du palais des sports de Grenoble. Alex me lâche pour rejoindre Christophe sur la ligne. Il est 3h35 du matin, je suis seul dans le parc chaque foulée me rapproche un peu plus de l’arrivée. Je suis seul, je profite de ce moment. Bientôt le retour à la vrai vie.

Des gouttes sur mon visage! Il pleut de nouveau?
Non!
je pleure… la décharge émotionnelle est trop violente. Tant de souvenirs remontent en surface. J’ai commencé le trail, il y a à peine 5 ans. Cinq années de courses, d’entrainements, de sacrifices, de douleurs, de doutes, de blessures. Tout se bouscule, je ne suis plus tous seul dans ma tête.
Encore quelques mètres et je vais boucler mon premier ultra, 97km et 6000m+. Je vais devenir finisher de mon premier Ultra Trail et je pleure de chaudes et abondantes larmes de pur bonheur. C’est juste prodigieux.
L’arche gonflable bien connue de tous les finishers est là, juste devant moi. Il y encore un peu de monde pour m’accueillir. Encore quelques dizaines de mètre.

J’essuie mes larmes d’un revers de main, je lève les bras vers le ciel et je franchis la ligne d’arrivée! Le speaker annonce mon prénom et mon temps.

Çà? C’est fait et les résultats sont là :
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309ème sur plus de 400 au départ et seulement 362 classés.
48ème VH2 sur 70.
Le tout bouclé en 19h41 (petite erreur de chrono) et non 18h41. Je suis en dessous des 20h que j’avais secrètement imaginé. Un truc de malade est en train de se produire, je suis sur une autre planète. Mais désolé cette sensation, je la garde rien que pour moi, car en plus je serais bien incapable de vous la décrire…

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Un nouveau Manu après une bonne douche!

Merci à toutes celles et ceux qui m’ont permis de transformer ce défi et ce rêve en réalité:
courir le double de mon âge en kilomètre.

Mes remerciements à:
ma femme – mon fils – mes parents -mon frère et sa famille –  mon coach – mon Sanglier – mes amis – mes followers FB – mes abonnées Born To Trail – mon posturologue – mon préparateur physique – mon ostéo –  mon masseur – le  RunTeam Aqua Lung –  mon patron – mon chef de service – mes collègues de travail – mes voisins – Inov-8 – Suunto – Twinner Cap 3000 – et tous ceux qui partagent des bouts de chemins de ma vie depuis que je me suis mis au trail.

Merci aussi à tous ceux qui m’ont envoyé SMS, e-mail, mémos vocaux sur mon téléphone tout au long de ma course.

Grâce à vous, je suis devenu Ultra Trailer l’année de mes 50 ans! MERCI.

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9 réflexions au sujet de « Je suis (devenu) UltraTrailer »

  1. Ping : UT4M? Question de matos… | Born to Trail

    • Merci Jehel,
      Si je t’ai donné envie, laisse mûrir! Un ultra c’est comme un voyage intérieur. Tu en sors transformé. Un sorte de sérénités s’installe, je te souhaite de connaître cette sensation.

      J'aime

  2. Ping : C’est pour bientôt… | Born to Trail

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