UT4M? Question de matos…

L’année de ses 50 ans, se lancer le défi de courir le double de son âge en kilomètre, quelle drôle d’idée, mais pourquoi pas!
Il faudra de l’entraînement et du matériel. Depuis 5 ans maintenant que je cours j’ai testé pas mal de marques et de produits. Je sais que le matos fait partie de l’équation qui me mènera jusqu’à la ligne d’arrivée de cet UT4M Master 100.

Grâce à un partenariat avec Twinner Cap 3000 je peux découvrir de nombreux produit et me faire mon opinion. Ma fonction de chef produit chez Aqua Lung me permet de prendre pas mal de distance avec le langage des sirènes du marketing des uns et des autres car je maîtrise également ce type de langage. Je vous rassure ici je vous donnerais que mon ressenti, mon vécu et une description sommaire du produit. Aucun argumentaire de vente en vu, il y a les sites des marques pour çà.

Mon coach Alex, lui aussi Ultra Trailer, m’a fait découvrir il y a presque 3 ans la marque Inov-8. Cette marque anglaise fait désormais parti du groupe japonais Descente, elle est devenue ma marque de prédilection. C’est donc avec pas mal de produits de cette société que j’ai pris le départ de l’UT4M Master 100:

  • Paire de Race Ultra 290
  • Paire de TerraClaw 250
  • Twin Short
  • Base Layer AT/C BASE LS
  • RaceLite 150 Stormshell
  • Sac RaceUltra 10
  • Porte bidon RaceUltra 1
  • Quatre Wrag

Pour le reste on trouvera:
– Un sur-pantalon Stretchlight de chez RaidLight,
– des bâtons 3 brins en alu et une frontale Black Diamond,
– des mitaines, un bonnet et un haut S-Lab Sense Salomon,
– des gant Flexwind Zoot,
– des chaussettes de XBionic.

Je partagerais avec vous et par famille produit mes sensations sur ces quelques articles. Ils ont été utilisé et porté pour certains pendant plus de 19 heures d’effort avec des conditions météo déplorables (vent, pluie, grésille, froid et beaucoup de boue) – Voir le récit de course.

LES CHAUSSURES:
L’étude du tracé avait laissé apparaître que l’on aurait sur la première partie de course quelques parcours de liaison sur du bitume. Le terrain n’était pas encore gorgé d’eau, j’ai donc opté naturellement le matin du départ de jouer la carte du confort en chaussant les RaceUltra290. Je ne présenterais pas cette chaussure trop en détail car Inov-8 arrête ce modèle et le remplace par les séries TrailTalon (250, 270 et GTX), mais sachez qu’en deux ans 1/2 j’ai usé 4 paires et que chacune affiche entre 650 et 790 km. C’était ma chaussure de prédilection pour mes entrainements et mes courses. Pour vous donner une idée et une base de référence, je fais une moyenne de 1500km de trail par an et un bon 77kg…

IMG_4773A mi-course les RaceUltra 290 sont détrempées et pleine de boue (Inter comme exter). Mes pieds n’ont pas trop souffert. Le mesh de la chaussure permet à l’eau et à la boue d’être bien drainé et dès que les conditions deviennent plus favorable le pied sèche (assez) rapidement. Dans les conditions de l’UT4M, mes pieds n’ont jamais vraiment séché, ils sont restés humides 85% de la course.  Les RaceUltra 290 sont larges sur le devant et mes orteils n’ont absolument pas souffert, ils ont de la place et ne se montent pas les uns sur les autres. Pour le laçage, j’utilise une boucle bloquante pour le talon, le pied est donc parfaitement maintenu (comment lasser ses chaussures), aucun échauffement donc aucune ampoule et aucune zone de douleur. Grâce a son bel amortie, et son bon maintien latéral mes talons et mes chevilles n’ont absolument pas souffert. Malgré qu’elles soient complètement détrempées, les matériaux utilisés pour la fabrication de la chaussure se tiennent encore très bien. Aucune déformation et aucun pli dans le tissu. J’espère que les TrailTalon seront de la même veine! Sur certaines marques lorsque la chaussure est détrempée les tissus de doublage à l’intérieur plisse et engendre des zones de douleurs et de frictions, ce qui sur des UltraTrails engendrera des irritations puis des blessures de la peau des pieds.

Pour en revenir à la course, les RaceUltra 290 sont ruinées…les conditions météo ne sont pas bonne et continuent de se dégrader, nous prenons des litres d’eau sur la tronche. Le terrain est désormais saturée en eau et nous attaquons dans quelques heures la nuit. Je décide de passer sur les TerraClaw 250. J’avais testé cette chaussure sur le défi de l’Olympe et sur terrain gras elles m’avaient donné entière satisfaction. Une monte saine qui ne fait jamais de coup en douce; quand le pied est posé, il est posé. Je sais qu’elles m’offriront pour les heures à suivre et les 50 bornes restantes grip et stabilité, juste peut être un peu moins de confort que les RaceUltra. En plus le coach et Kris me pousse dans ce choix de monte car en plus elles présentent le mérite d’être sèche! C’est donc décidé, je terminerais l’UT4M en TerraClaw 250.

Elles annoncent deux chevrons et la technologie brevetée Dynamic Fascia Band™ (DFB). Donc même avec la fatigue et une attaque qui deviendra plus talon, elles m’apporteront l’amortie dont j’aurais besoin et ce avec un drop de 8. Le DFB m’offrira lui du dynamisme et de la stabilité ce qui ne sera pas un luxe avec la baisse de mon tonus musculaire sur la fin de course.

Les TerraClaw 250 feront merveilles sur cette deuxième partie de course. Le terrain est très très gras et les pistes forestières ne sont que de vastes champs de boue; je m’enfonce dans une terre argileuse lourde, détrempée parfois jusqu’au dessus de la malléole. Les crampons multi-directionnels de forme triangulaire, accrochent dur et sont d’une efficacité redoutable tant en montée qu’en descente. L’espacement des crampons permet de chasser facilement et rapidement la boue vers l’extérieur de la semelle. La boue évacuée, la hauteur des crampons arrive alors à crocheter le sol et non la couche de boue. Mes 77 kg me permettent de ne pas trop dépenser d’énergie pour griffer la terre cachée sous plusieurs centimètres de boue. Là encore, la qualité des matériaux font que le maintien de la chaussure est excellent même détrempée. Là où certains étaient en perdition totale lors de descentes un peu engagées, les TerraClaw m’ont permis d’avoir du grip et ainsi pouvoir descendre avec plus de facilité et d’assurance, même si je me suis aussi fait de belle séance de « boueplanning » sans jamais terminer par terre. Si témoin il y a eu, il doit encore se poser des questions sur ce fou hurlant et glissant sur de la boue  au beau milieu de la nuit en pleine  forêt.

Un run d’une cinquantaine de kilomètre ne font pas peur à la TerraClaw 250, mais je pense que j’atteint les limites de ce modèle, surtout si on en a déjà autant dans les jambes lorsqu’on les chausse. A mes yeux la TerraClaw 250 nécessite un peu plus de dynamisme que les RaceUltra.  Mais même avec la fatigue, les 10 derniers kilomètres de descente on été avalé sans trop de difficulté, à aucun moment j’ai perdu le contrôle de la pose de pied. Vous ressentez parfaitement bien les imperfections du sol sans que cela  soit usant, trop fatiguant et traumatisant pour le dessous du pied et ce même sur une longue durée. Maintenant, je ne vous cache pas que j’étais bien heureux de quitter mes chaussures après les avoir garder quasiment 10 heures aux pieds et mouillées durant 8 heures. Seule une petite irritation sous la malléole externe gauche est venue me chatouiller sur la fin de course et uniquement dans les phases de descente. Cette jambe est celle d’un genou opéré (ligaments croisés) et d’une rotule fissuré (le Trail de trop) en Décembre dernier, je sais que je manque encore un peu de tonus dans le cuisseau, rien à voir avec la coupe de la tige de la chaussure.

La TerraClaw 250 est pour moi un MUST HAVE dans sa garde chaussure si vous aimez les run sous la pluie et que vous pratiquez les terrains gras. Le petit hic de cette chaussure? Allez savoir pourquoi, la plupart des modèles d’Inov-8 sont munis de lacets qui tranchent avec la couleur de la tige et de la languette. Sur ce modèle on est ton sur ton: noir. Alors de nuit, avec la boue pas facile de repérer son lacet…surtout quand il s’accroche sur une branche ou sol et qu’il se défait. Tiens je vais récupérer les vieux lacets jaune d’une vieille paire de RaceUltra.

La suite des retours sur les équipements UT4M suivront, en attendant je vous laisse la fiche que j’avais publié lors de la prise en main de cette chaussure:

Capture d’écran 2016-08-25 à 11.14.27

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