Sur les traces de l’UTCAM

Afin de se préparer au mieux pour l’UTCAM, on avait décidé avec le sanglier de faire un bon bloc pour le week-end de l’Ascension afin de respecter les recommandations du coach Alex.

C’est décidé, pour le jeudi de l’Ascension on participe à une grande classique dans les Alpes Maritimes : l’ascension de Gourdon. Un 12km avec 650 m de dénivelé positif, une course sur route tout en montée; puis on enchaînera sur la deuxième partie de l’UTCAM, celle que relie Roquebilière à Saint Martin de Vésubie. Le but étant de travailler l’endurance, nous sommes partis en mode autosuffisance avec une tenue de traileur mais le sac à dos d’un randonneur histoire d’embarquer l’alimentation, l’hydratation, le couchage et le fond de sac pour ce genre de raid en montage et donc d’avoir du poids pour un meilleur travail musculaire et engendrer de la fatigue. Le but gérer aussi le faible apport énergétique pour faire imprimer à l’organisme qu’il peut aller chercher du carburant dans les lipides (pas de sucre…)

Jeudi 25 Mai:
Je décolle de bonne heure pour rejoindre Christophe à Gourdon. Là on saute dans un bus pour rejoindre le départ puis manger les 12 kilomètres de montées et avaler 650 dm+. On croise quelques têtes connues, on dit bonjour aux copines et copains. Ce sera une formalité pour le sanglier en juste un peu plus d’une heure. Pour moi ce fût beaucoup plus compliqué, 1h40 dont 1 heure de pure douleur et de lutte avec moi même. On mange sur place une excellente paëlla, notre dernier vrai repas… sangria, rosé, paëlla et tarte au pomme.

Le sanglier et sa chance légendaire: dans son sac il a, non pas un t-shirt de finisher mais un du staff. Du coup tout au long du repas on lui demande un banc, de l’eau, du pain… juste mort de rire! On file chez le sanglier prendre une bonne douche, finir les sacs et puis ce sera direction Roquebilière pour la deuxième partie de la journée.

On arrive sur zone vers 16:30. Là un collègue de travail, Fabrice, nous dépose vers Belvédère. Une dernière photo et en route sur les traces de l’UTCAM: direction le Relais des Merveilles…

Je tairais les sensations sur le parcours, mais pour arriver au Relais des merveilles çà pique. On marchera 2 bonnes heures tout en avalant un peu plus de 500 dm+. Il fait encore jour et on installe ce qui sera notre premier bivouac. Une fois fait, on passe au chose sérieuse : l’apéro. Un peu de saucisson et de vin rouge – un petit St Emilion. Le top! Suivra une noodle box et en guise de désert…. ben du « y en a pas »!

21h30 extinction des feux naturelles… On ne se fait prier pour tomber dans les bras de Morphée, le tout sous une pluie d’étoiles!

Vendredi 26 Mai
Réveil 6h00, en une heure de temps on aura plié le camp, avalé un café avec une barre céréale et fait les sacs.

Un petit point topo…On continue sur les traces de l’UTCAM. Du Relais des Merveilles, c’est direction la Cime de Prals pour ensuite basculer sur le Vallon de la Madone de la Fenestre. Un gros morceau nous attend. En guise de réveil musculaire on va s’avaler 4 km d’ascension et un bon 800 dm+. Du pur bonheur: renard, lièvre, marmotte sont au rendez-vous et fond oublier combien çà pique. J’en ai profité pour accrocher quelques bons souvenirs pour le moment venu lors de la course. Plus on grimpe plus le fond de l’air est frais et plus la neige se fait présente.

On se pose, on analyse…Au dessus de 2300m il y a encore pas mal de neige. Les versants nord en regorge et nous n’avons ni chaînes ni raquettes. On joue la carte de la prudence, même si on a bien envie de tenter l’aventure mais avec 16 kg sur le dos ce n’est pas raisonnable. La mort dans l’âme on décide de shunter la Cime de la Valette de Prals et le chemin de crêtes. On reste parallèle à la trace de l’UTCAM, mais quelques mètres plus bas dans le Vallon de la Fenestre, on profitera de ce dernier pour faire une pose saucisson.

IMG_5813

On loupe une balise et on quitte un peu la trace de l’UTCAM. Pas grave on tire jusqu’à la Madone de la Fenestre. Et là surprise! Je croise Annie que je n’avais pas vu depuis 10 ans. Elle nous offre un thé, quelques biscuits. On se remémore quelques bons vieux souvenirs. Une parenthèse incroyable et on repart en direction de la Cime du Pisset, un autre gros morceau où l’on croise des chamois….et d’autres animaux qui profite du soleil pour s’accoupler!

On atteint le Pisset après plus de 6 heures d’effort, les muscles commencent à se faire sentir. Les épaules sont douloureuses. Mais le plat de résistance nous attend juste après : la descente sur le Boréon! Le jour de la course on aura déjà pas loin de 100 bornes dans les guiboles et je passerais certainement de nuit…j’ai encré un maximum de chose tout au long de cette descente qui risque de laisser des traces et attaquer le mental. Je me dis que quand je repasserais j’aurais un sac trois fois moins lourd!

Arrivé au lac du Boréon on fait un point topo. Les traces de l’UTCAM nous emmènent normalement vers le Mont Archas à 2526m puis le Pépoiri à 2674m. Vu la quantité de neige rencontré avant la Cime de Prals à 2400 on décide sagement de renoncer à cette portion. On viendra la faire d’ici quelques semaines. Il ne nous reste plus qu’à trouver un p’tit coin sympa pour la nuit…

Samedi 27 Mai
le réveil du 3ème jour est un peu plus dur, alors on à fait la grasse matinée jusqu’à 6h20. On range le bivouac, on fait les sacs, on avale un café et on décolle en direction de Saint Martin de Vésubie. On reprend contact avec la vraie vie…un peu dur! Un p’tit coup de blues s’installe alors on remet les sacs sur le dos et on relance la machine.

On va relier Roquebilière par le GR 52A… pas une mince affaire. Le tronçon que nous empruntons est mal, voir pas du tout entretenu. Le niveau de fréquentation ne doit pas être très élevé. Pas grave çà fait parti des charmes de la rando-trail, et puis tant qu’on prend du dénivelé positif et négatif on est heureux. On bataille contre les orties, les chardons et les herbes hautes.

Enfin Roquebilière est en vue. On y retrouve Fabrice, sa femme et leurs enfants. On se change et on les retrouve pour boire un pot et leur faire part de notre périple. Un très joli moment de partage avec ses collègues de travail. On aura vu des paysages extraordinaire, on aura fait notre toilette et notre lessive dans les eaux des torrents.

Comme d’habitude avec le sanglier on se sera bien marré, fait de drôles de rencontres, on aura un peu souffert mais c’est çà qu’est bon. Au final on aura bouclé 70 bornes, avalé 4174 dm+ en 20 h sans s’en rendre compte.

Encore une belle tranche de trail.

 

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