Valberg, dernier de la série…

Dans le cadre de ma préparation pour l’UTCAM, le coach m’avait demandé de faire un bloc. Durant 4 semaines je devais manger du dénivelé, l’équivalent de 2000 dm+ par semaine pour arriver à un total de 8000 dans le mois.

Le mois de Juin a été riche en meetings et séminaires professionnels mais l’objectif est atteint : 9854 dm+ en quatre semaines! Mais pour boucler il a fallu faire Varberg! J’avais fait cette course l’année dernière en vue de l’UT4M et j’avais pas mal souffert (Varberg 2016). C’est donc un peu à reculons que j’y suis allé, mais bon ils annonçaient un nouveau parcours alors pourquoi pas. Cette année personne n’était vraiment décidé à venir, alors çà sera solo du début à la fin.

Ces derniers temps, j’ai pris l’habitude de dormir à la belle étoile, mais là le temps en a décidé autrement. J’arrive sur Valberg  en fin de soirée et il pleut. Le camps de base sera le coffre de la voiture qui par chance est un break.

Je ne tarde pas à tomber dans les bras de Morphée. Heureusement car demain le réveil sonnera à 5h00. Au levé, il fait un petit 7 degrés. J’avale un café, je me prépare et je vais cherche mon dossard. Je porterais un numéro palindrome: 515! Le fond de l’air est bien frais. Je discute quelques instants avec le voisin du sanglier, un certain Christophe W. Je profite de l’occasion car je sais qu’une fois le départ donné je ne le reverrais plus.

6h30 c’est le décompte puis le départ. C’est parti pour 47 km et 2800 dm+. La course est ouverte par des motos suivi par 116 coureurs. Sylvain Camus du Team Garmin ouvre la danse et impose dès le début son rythme. C’est parti pour 2 km de descente, çà emballe. Pour le moment tout va bien, je me cale dans le dernier tiers du peloton. Les 400 dm+ de la Tête du Garnier sont bien avalé, le groupe avec lequel je suis adopte une allure qui me convient bien. On part pour 5 kilomètres de descente, même si çà accélère un peu je maintiens le rythme du groupe mais ce dernier décide d’augmenter la cadence. Je laisse partir, je n’oublie pas que les dernières semaines ont été bien chargé et que j’ai bien tapé dans les réserves. Le but est de terminer et surtout ne pas se blesser. Le 1er ravito est déjà devant moi mais je continu sans m’arrêter afin de démarrer l’ascension de la Tête du Pierrot. Le terrain est bien dégagé, personne derrière? Si je sais qu’il y a encore du monde mais il semble que j’ai creusé un peu l’écart.

C’est parti pour quasi 10 km de descente avec quelques petits tape culs. Les premiers signes de fatigue arrivent avec son lots de fautes d’inattentions. Les appuis sont moins sûr et pan c’est la chute. Rien de méchant on est sur une dominante d’herbe mais le gras du mollet tape fort et restera douloureux jusqu’à l’arrivée. On arrive sur le Col de la Couilole avec un petit ravito en eau, on refait les niveaux et on repart en direction de la barrière horaire, 25ème kilomètre avant midi! Je réalise que depuis le 1er ravito je suis seul, pas grave, j’aime bien.

J’arrive avec une grosse heure d’avance sur la barrière, je me pose 2 minutes et je discute avec un père et son fils qui m’offrent un super accueil. Fromage et un p’tit coca avant de partir pour un gros morceau de la course, l’ascension de le Tête de Pérail. La vitesse chute, je suis dans le dur. Je suis seul dans un paysage de rêve.

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Quelques mots échangés avec deux charmants bénévoles qui prennent des photos. Merci à eux! J’ai beau m’alimenter régulièrement la fatigue est là et les jambes sont lourdes. Je laisse trop aller dans la descente et pan deuxième chute. Heureusement on est encore sur de l’herbe, je me fais une belle pizza sur le flan de la jambe gauche. C’est parti pour les gorges du Cians et ses roches rouges.

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Elles seront le théâtre de ma troisième chute dans une section hors piste un peu délicate. Les mitaines sont mortes mais mes paumes de main sont seines et sauves!

Enfin le ravito du 37ème kilomètres! On refait les niveaux on avale un peu de fromage et un bout de banane. Je reconnais une bénévole qui m’avait accueilli en mode perdition sur le tracé 2016 à l’Adrech de Forche. Toujours aussi souriante tout comme le reste de l’équipe d’ailleurs, elle me promet d’être sur la ligne d’arrivée et de me garder une bière bien fraîche!

Allez on débranche, le dernier morceau est là devant moi. Une montée de 5 km et quelques 400 dm+ qui m’amènera à la Chapelle St Jean-Baptiste. Je rebrancherais le cerveau sur le plateau lorsque je me retrouverais au milieu d’un immense troupeau de moutons.

Une dernière descente qui passe sous le téléski de St Jean et enfin j’arrive à Valberg. IMG_6112

L’arche est toujours gonflé et les deux chronométreurs sont toujours là! Il reste encore des bénévoles qui affichent des sourires jusque derrière les oreilles. On échange quelques mots gentils. On reconnait quelques visages croisés au grès des ravitos et des points de contrôle. La souriante jeune femme du dernier ravito est là. Elle m’annonce qu’il reste juste un coureur derrière moi et m’apporte la bière fraîche promise il y a maintenant presque 3 heures. Je me pose et discute avec un homme à ma droite. Il attend sa femme qui en fait est la 105ème et dernière concurrente sur 116 au départ.

Voilà çà c’est fait…Valberg clôture ce bloc de 4 semaines…Ce run m’aura aussi permis de reprendre des sensations avec les bâtons et de tester un nouveau sac à dos pour l’UTCAM.

Encore un super week-end.

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